Presse - TV - Radios


springsteen

Le Boss est de retour avec le E Street Band et à la veille de son passage au Royaume Uni, Paris et son retour à Londres, nous vous présentons 1 heure de musique et d’interview spéciale avec Bruce Springsteen...

[Radio Nowhere]

JW : C'est super pour commencer un album et commencer un concert, c'est ce pourquoi ça plait aux gens

BS : Oh un bon riff de guitare, un bon riff de guitare ça le fait toujours vous savez.....à la fin de la tournée de The Rising peut être, je commençais à penser à comment j'allais continuer l'histoire dont je leur parlais. Je suis arrivé à ce riff et ce titre et ce fut comme une grande ballade bucolique à travers...à travers les ruines vous savez c'est comme ça que se sentent les Etats Unis et à la recherche de la vie, à la recherche de la vie qui est bien sur c'est la descrïption du boulot.

JW (voix off) : L'album Magic est sorti le 2 octobre et est passé directement N°1 aux USA, Irlande et au Royaume Uni. En une semaine il en a été vendu 563000 copies dans le monde entier et tout en faisant le bonheur des fans de longue date. Il a attiré la nouvelle génération toue entière, certains d'entre eux accédant à sa musique de Bruce pour la première fois. Après les concerts de répétitions dans le New Jersey,la tournée Magic a comporté sur 24 dates à travers les USA ainsi qu’en Europe et le concert reporté de Hollande à cause de la grippe qui a touché Bruce 2 membres du groupe et plusieurs des 48 membres de l'équipe.
J'ai rencontré Bruce au Sportpalais à Anvers en Belgique mercredi dernier à 5h30 de l'après midi. Par un froid mordant Bruce et le groupe répétaient et faisaient les balances dans la salle...

JW : Je viens juste d'assister à la balance et vous travaillez des transitions entre une chanson et une autre comme "People Get Ready" "Raining on a Sunny Day", est ce parce que ça n'a pas marché le soir d'avant?.

BS : Non parlons en, on arrive, c'est toujours un travail inachevé, je vais m'allonger sur le lit, je vais... OK on a fait 35 soirées, bien que pourrais je jouer après "The Promise land", bien qu'est ce que je peux faire en Belgique de différent ce soir. J'ai un répertoire important et sur cette tournée, j'ai essayé...on est resté sur une setlist assez restreinte parce que ce genre de coté narratif et les histoires qu'on raconte mais en même temps il y a assez de place pour évoluer à l'intérieur et je suis toujours à la recherche de morceaux à introduire ou retirer de manière à ce que lors de n'importe quelle soirée la fin de ces 5 chansons débouche et fonctionne sur cette chanson et conservent leur caractère narratif intact dont nous parlons. Je cherche toujours des choses comme ça. Un insert je pense que ça arrive comme un hasard dans lequel nous sommes en train de jouer Quand nous étions à Amsterdam en dehors d'Amsterdam on a commencé à jouer ce truc à la fin de "Promise Land" un petit morceau Gospel, mon morceau Gospel. Que chantez vous? Ah tiens que dis tu "people get ready" ? parce qu'on avait l'habitude de le faire à la fin de "Land Of Hope and Dreams". Et vous essayez toujours de mettre deux choses ensembles pour essayer de donner une impulsion vers le haut une fois de plus et à vous savez, monter la barre la mettre plus haut et donner au public un nouveau ressort. Ca garde le groupe frais et moi aussi. Et si vous venez l'après midi on travaille beaucoup et on se dit qu'on va jouer ça ce soir ou un autre jour... vous savez et j'essaie de voir où le mettre et comment ça s'intègre dans l'ensemble. Cet ensemble est vraiment comme un train libre qui n'arrête jamais et file tout droit et je dois juste faire coller à cette idée... c'est ça la répet!

[Because the Night]

JW : Tiré de l'album Bruce Live 1975-1985 Because the Night, la chanson écrite par Bruce et Patti Smith. Bruce et le E Street Band l'ont joué pour la première fois sur cette tournée à Anvers et a confirmé les soir suivants, aussi le public du O2 pourraient bien entendre la version 2007 de Bruce Springsteen demain soir dans lequel figure un super solo de guitare interprété par Niels Lofgren.
Bruce Springsteen est l'un de nos plus fins artistes mondiaux en public. Il sait travailler son public et littéralement les amener à une soirée inoubliable. Alors où a t'il appris à faire ces superbes shows?

BS : Juste dans les bars, dans les groupes vous savez pour lesquels nous devions jouer. Vous savez un public qui picole n’est pas nécessairement si intéressé que ça de vous écouter, alors vous devez tout le temps gagner votre public, vous avez toujours à gagner votre public.
Quand pendant les 8 premières années de votre carrière, vous avez joué... l'après midi quand vous avez joué dans votre coin vous jouez en étant honoré vous savez. Je faisais les lever de rideau. J'ai fait la levée de rideau pour Chambling Brothers( ???), pour Blacko Guarkinsoa (???) pour Bonnie Ritchie qui est très bien, James Brown. Je suis passé avant Brownsville Station, Smoking in a Boysroom. Vous faites l'ouverture pour pas mal de sortes de musique. Et je devais tout faire. Vous savez, vous jouez pour des publics vous savez à Chicago lors de grandes tournées. Ce sont des publics que vous devez conquérir et vous devez commencer à présenter de genre de longs morceaux étirés comme Rosalita et Kitty's Back et des chansons qu'on a joué un peu sur ce tour, Thundercrack, ces longues sortes de...vous savez...folles histoires arrangé avec ???. C'est une chose que j'ai apprise avec les groupes de soul qui sont des maîtres pour prendre un public à la gorge. Vous savez Sam & Dave - All Time, Backroom, Davis ??? à la fin jouaient ensemble et ils étaient tous les deux toujours magnifiques et Sam Moore était un grand chanteur spécialistes de la scène et le grand leader de–All time. Il était incroyable. Bien sur, James Brown était un incroyable meneur de groupe. Ce sont parmi les meneurs de groupes ceux auprès de qui j'ai appris mon métier. Tout ce qu'on fait sur scène vient d'eux, les grands groupes noirs et groupes de soul. Juste une chose vous savez, c'était le temps des "shows" vous savez, il y a des gens qui combattent le mot ""show" parfois, mais c'est ainsi, et c’est parfois perçu quand vous dites "show" pour x raisons ça se mélange avec l'idée que certains réclament de la force.
Mais réellement c'est juste un outil sérieux qui permet de communiquer ce que vous essayez de dire au public, c'est une passerelle avec le public. Et quand il est employé correctement vous savez et j'aime tous mes hommes de scène favoris qui sont sérieux quelque soit les publics, et leur montrer différentes facettes de showmen, c'est une partie de leur savoir faire, et c'est essentiel quand vous jouez dans des bars du NJ dans lesquels le public peut être hostile vous savez.

[Pay me my money back]

JW : La dernière fois que nous avons parlé c’était à St Luke Church où vous avez fait ce super concert pour Radio 2 et je vous avais demandé si vous feriez sur un nouvel album avec le Session Band et vous aviez dit « Ouai c’est super » et celui qui est sorti est avec le E Street Band à nouveau rassemblé. Qu’est ce qui explique ça est-ce parce que les chansons sont arrivées ?

BS : Bien… c’est quelque chose de différent, vous savez j’aime passer d’une chose à une autre. J’ai trouvé 2 ou 3 pistes qui j’ai aimé jouer, que je n’avais pas joué depuis longtemps, et j’écris mes disques avec cette sorte de hum… histoires chantées et ça m’a plu de les écrire vite et il y avait celles sur lesquelles je travaillais et je ne pouvais rester sur les Sessions Band, mais il s’est avéré que musicalement ce fut tout simplement une grande expérience. Ca m’a permis de m’attaquer à mes influences pré-rock&roll, de revenir au Dixieland Jazz…aux débuts du R&B de la musique folk, du blue grass, du gospel. Ca m’a permis d’exprimer aussi une sorte de musique pré rock de laquelle je me sens très apparenté. Le E street Band c’est en quelque sorte ma grande toile sur laquelle je veux tout écrire et chanter, c’est une sorte de maison du rock vous savez, c’est le groupe où je reviens toujours parmi mes amis de toujours et ce sera comme ça jusqu’à ce que le train s’arrête vous savez….

[Living in the Future]

JW : C’est super de venir dans une ville et de rencontre des gens, (BS oui) puis de reprendre la route et de retourner ou aller ailleurs (BS certainement). Quand vous êtes chez vous et que le désir vous reprend soudain de remettre le harnais, comment cela se manifeste t’il chez vous ?

BS Chaque musicien a…je veux dire la plupart des musiciens, je veux dire les musiciens n’aiment pas voyager. Je n’aime pas voyager non plus parce que j’ai des adolescents à la maison à qui je ne veux pas manquer une seconde avec eux. Je n’en manque pas tant que ça car quand je viens là pendant 10 jours, je retourne à la maison et repars pour 10 autres jours ou 2 semaines avant de rentrer à la maison aussi je ne suis pas…. quand je suis aux Etats-Unis, je m’efforce de rentrer autant que je peux. Je pars, je joue 2 soirs et rentre pour 3 nuits, ou reste une nuit et repars pour deux. Donc on n’a pas de temps de route vraiment trop trop importants tant qu’on ne revient pas l’été en Europe ou autre et là les enfants peuvent nous accompagner. Aussi je suis partagé. J’adore être à la maison, j’adore être à la maison, Ca ne me gêne pas de rester inactif pendant un moment de toute manière, mais c’est juste que j’aime écrire et jouer et chanter vous savez, je ne peux pas vivre sans ça, c’est quelque chose qui m’habite depuis l’age de 16 ans et c’est une chose dont j’ai besoin, c’est réellement…c’est une sorte de quête, c’est comme avoir faim, ça donne un peu cette sensation.

JW : Revenons à l’écriture, cela requiert de l’imagination, comment pourrais je dire…, avez vous une poussée d’écriture qui produit beaucoup de chansons et comment faites vous cela, vous avez dit que vous avez des ados et du monde autour de vous, je ne vous imagine pas sur une chaise dans le jardin, comment faites vous ça ?

BS : J’ai une pièce, j’ai une pièce appelée bien sur « la salle d’écriture » et je m’y installe mais il y a du passage à chaque instant, ce n’est pas fermé, ce n’est fermé à personne. Mais j’aime écrire quand je suis sur la route, quand je faisais la tournée des Seeger Sessions, dès la représentation finie, à part vers la fin ou selon le lieu où j’étais, je retournais à l’hôtel et écrivais pour le E Street Band le reste de la nuit. Sur cette tournée, j’écris d’autres chansons pour le groupe et j’écris…je finis quelque chansons laissées de côté pour un album que j’ai dans l’esprit de la veine de Devil & Dust vous savez et je travaille aussi sur d’autres projets que j’ai en chantier. J’écris beaucoup quand je suis sur la route, je rentre à la maison et me détends. Quand je suis à la maison j’écris juste à mes moments perdus. Au point où je suis, ce n’est plus du tout un processus tortueux. Vous savez les chansons viennent assez facilement depuis quelques années maintenant. Faire un disque, nous faisons un disque, ma démo dans mon petit studio d’abord, il faut deux heures par chanson. Ce n’est plus quelque chose où …quand j’étais jeune où c’était comme donner ma vie totalement sur tout ce que je faisais et pour être bon partout, maintenant il reste à chanter et réaliser la mélodie car personne d’autre ne le fera pour moi mais à présent je réalise que ça prends juste ce qu’il faut de temps, en d’autres termes, on doit y bosser jusqu’à ce que ce soit bien mais pas plus. Avant j’y travaillais jusqu’à ce que ce soit bien et je trouvais le moyen de passer encore deux mois de plus dessus, alors je l’enlevais de l’album et le mettais sur un disque dix ans après, alors j’essaie de ne plus faire ça ! (Rires).

JW l’auriez-vous produit sans l’aide de Brendan O’Brien de toute manière ? Il a dit c’est d’accord Bruce ?

BS : Oui Brendan est…il garde ?????? on ne contemple plus du tout nos voisins ( signaux d’enregistrements???) dans le studio …ce qui pouvait être un sacré travers que j’avais. Ca n’arrive pas, on entre, je viens avec mes chansons. On est d’accord avant de terminer qu’on devrait boucler celle-ci et comment et qui va la faire. Tout le groupe sur Magic a travaillé pendant 4 jours…5 jours au plus, la plupart des gars ont travaillé un après midi, au plus une journée et à la fin ça nous a pris un mois avec Brendan pour qu’il nous amène à cette performance. Où il a été particulièrement décisif, c’est qu’il a donné au groupe un son moderne, il nous a amené dans les années 2000 vous savez, juste la manière de prendre le son d’une certaine manière a donné un son moderne aux disques. Je pense que c’est pourquoi nous attirons de plus jeunes fans et avec The Rising aussi, ce fut un signe. La première fois que je suis entré en studio on enregistrait « Into the Fire ». Quand je suis revenu et je me suis dit c’est comme ça que sonne le E Street Band à partir de maintenant. D’une certaine manière si vous prenez le son que l’on faisait dans les années 70 et celui jusqu’au premier tiers des années 80, et que vous prenez le son de cet album, c’est un son très actuel, et c’est essentiel parce que notre regard sur le groupe est d’avoir cette constante préoccupation, c’est sa valeur, tout pendant que je partage ces histoires que nous jouons, de tous les trucs de mon répertoire car peut être la moitié de ce que nous jouons, voire moins sont des choses nouvelles

[Born to Run]

JW : C’esr Johnnie Walker Radio 2 et vous écoutez une émission spéciale sur Bruce Springsteen « Girls in Their Summer Clothes » est juste une formidable chanson rock de construction pop comme on pourrait l’appeler. Peut on dire que c’est un regard mélancolique sur le passé, les étés.

BS : Je pense qu’on peut dire ça. C’est quelque chose que j’ai écrit très vite, c’est comme une photo aux bords racornis…j’imaginais une petite ville, je l’ai écrite au cours de l’été dernier et j’imaginais simplement cette idée où le rock parle d’abord de désir,…vous savez…toutes les grandes chansons rock parle désir… « Like a Rolling Stones » parle de désir…”How does it feel…To be without a home”…c’est tout dans … « Louie Louie», on aspire à “où est cette grande fête, je sais que c’est là bas, mais je ne peux pas la trouver (Rires)…Où est cette fille que je connais, la partenaire que je connais, que je connais, je sais qu’elle est par là à cette fête mais je ne peux pas la trouver. Votre vitalité, le physique dont vous êtes dotés, où sont ces choses, elles sont par là mais vous ne pouvez les saisir de vos mains. Le Rock & Roll élabore ces choses et c’est une petite pyrotechnique qu’il peut te donner…il peut crée une étincelle en vous qui vous mène à elles vous savez…et c’est le boulot d’un groupe de rock de créer cette étincelle chez les gens, de les amener à eux, à leur monde…à leur monde.

[Girls in Their Summer Clothes]

JW : Les chansons sur l’album comme vous savez “Gipsy Biker” et “Last to Die” ne sont pas tant sur la politique, c’est le résultat de l’humain, des habitudes.

BS : Bien je n’écris pas dans une logique de reconnaissance. J’essaye de rester à l’écart de ça…parce que je ne suis pas si à l’aise de m’exprimer ainsi. J’essaie de me placer dans la peau de l’humain qui est touché par ces choses et comment elles le touchent. L’expérience (U ???) est une perte, une terrible perte, une terrible tragédie d’échec de.. d’une politique ratée….c’est le prix à payer qui en fait son échec, l’addition se paie dans le sang. Alors la perte des personnes à propos de qui j’essaie d’écrire, qui m’intéressaient, nous renvoie l’image des décisions que nous avons prises. Par conséquent, « Gipsy Biker », « Devil’s Arcade », « Last to Die » traitent de ces choses difficiles à aborder

JW : Tirer vous votre inspiration de ce que vous avez vécu lors de la perte d’amis à l’époque du Vietnam ?

BS : Hum…Hé bien un auteur n’a pas nécessairement à s’inspirer de son expérience, je veux dire. Un auteur travaille avec son imagination, vous puisez votre inspiration dans votre vie interne donc vous le puisez de votre propre sens du deuil et vous savez de l’esprit collectif à l’époque du Vietnam, vous savez… des familles ont perdu leurs fils et …heu…vous savez, écrire est principalement un acte d’imagination vous savez.. Hum.. vous trouver votre lumière au travers vous-même, vous la trouvez par votre propre histoire et votre propre histoire émotionnelle, et cela donne cette plénitude c’est pourquoi elle semble si réelle et vous propose des émotions qui viennent de vous et vous imaginez différents seuils de deuils. Et ensuite quand vous regardez des chansons comme « Devil’s Arcade » qui pose la question de la survie, quelles sont ces choses qui vous ramènent à la vie ? Et ce sont de petites choses qui rendent possibles de se lever le matin et préparer son déjeuner, avoir quelqu’un présent vous savez. ????? suicide. Il y a des gens qui survivent à de terribles tragédies, terriblement blessés. Chacun connaît un petit peu de ça car chacun quelque part a eu à survivre à quelque chose comme ça que ce soit physiquement ou psychologiquement. Aussi tout ceci est en vous et appliqué à un certain ensemble de circonstances, que vous essayez de bien le détailler et que vous l’essayez sur les personnages à propos desquels vous écrivez, de leur vie, de leurs expériences, avec un peu de chances vous aboutissez une chanson qui fonctionne bien.

[Devil’s Arcade]

JW : Bien, si la politique est en filigrane de l’album « Magic », la couche supérieure différemment est le bon vieux Rock&Roll ?

BS : Oui c’est ce que j’espère qu’il signifie, j’ai essayé de faire ces chansons de manière à ce qu’elles puissent être prise à la fois personnellement et politiquement, mais mon inspiration principale pour l’album était presque… je voulais qu’il puisse être joué par le E Street Band ( ????) à temps. Et j’ai utilisé pas mal de mélodies et d’influences de groupes…des influences californiennes de groupes que j’aime, proche de leurs harmonies, …c’est très musical, c’est l’un des disques les plus musicaux que nous ayons faits depuis longtemps. Et ça marche parce qu’à la fois j’ai capté la musicalité et dans le même temps j’étais capable de…d’insuffler cette idée de ce que serait le retour à la maison, le vie qui s’avance et ces deux choses se confrontent, s’opposent l’une et l’autre et c’est ce qui fait que ça fonctionne vous savez.

JW : Est-ce ainsi que vous vivez votre vie d’une certaine manière ? Vous savez les questions importantes qui la ponctuent et le fait de s’y impliquer, mais vous avez besoin de ce genre de Rock & Roll?

BS : Ouais. En fait je ne suis pas si politisé, je n’ai pas une vraie personnalité politique impliquée dans un mouvement politique. Je suis probablement plutôt à ranger dans le catégorie de la classe ouvrière, démocrate. Pendant de longues longues années, j’ai réagi. J’ai grandi dans les années 60 et si vous avez grandi dans ces années là vous savez, il y avait…la politique était partout, je pense que d’une certaine façon ça ne vous quitte jamais je suppose et c’est la manière dont vous cherchez en permanence à abordez ces choses là vous savez. A cette époque c’était l’urgence, la manière dont vous ressentez les choses feront que votre génération sera différente de la précédente d’une certaine manière. Est-ce que ça a été le cas, je ne sais pas, j’ai des doutes là-dessus, mais je sais que ça a été très présent dans les années de mon adolescence. Et en fait je n’ai pas été…ça n’a jamais été un écueil parce que je suis logique d’un sens, cela m’apparaît comme une part naturelle de la vie parmi les chansons vous savez … dansantes, d’essayer de faire de supers chansons pop, faire un tube et vous savez toutes ces choses qui semblent juste être une autre manière de vivre. C’est de cette manière que je me projette. Je ne me considère pas comme un activiste, ou rien de ce genre. Je n’ai pas beaucoup d’actions dans ce qui serait une puissance de la musique Rock, bien que cela puisse être une force sociale puissante bien sur.

JW : Vous avez participé à une œuvre à NY pour le « Stand up for Heroes » je pense (BS Ah oui) et vous avez ouvert le concert mais en fait ce que tout le monde aimerait c’est d’arriver en moto sur scène (Rires)

BS : Je ne l’ai jamais fait et finalement il y a eu cette mise aux enchères et j’ai pu le faire avec la moto dont vous parlez. La « Rose house » et la salle de concert de l’hôtel de ville, je n’y étais jamais allé et c’est splendide. Comme les règles pour les enchères étaient vieillotes, quelqu’un a dit: «On peu mettre le feu à la moto!» et un jeune criait « brûle là ! brûle là ! » Et il y a avait des marines au premier rang qui criaient « Mets y le feu ! Mets y le feu ! » et finalement, il y a eu une enchère alors c’était marrant.

JW : Chaque représentation mène à 91 jours de vacances avec un peu de graisse tous les jours et 10000 miles, comment restez vous à l’écart de ça ? (NDT: pas certain de la question)

BS : j’ai quelques unes d’entre elles ,c’est quelque chose contre lequel je lutte beaucoup pour rester en forme ça rend bien service quelque part.

JW (voix off) : La moto a été vendue pour plus de 80 000$ au bénéfice de « Stand up for heroes » qui aide le personnel masculin et féminin blessé en opération en Irak et Afghanistan.
Plusieurs des compagnons de Bruce ont roulé sur cette moto. Parmi eux Terry McGovern son ami et assistant de longue date qui est décédé en juillet dernier.

BS : c’était un « Navy seals » (NDT: force spéciale de l’US Navy dont on dit qu’elle regroupe les meilleurs soldats du monde », un garde côtes le long des rivages du New Jersey, courrant les bars, qui m’a viré de mon premier boulot (Rires) parce qu’il disait « tout le monde parle et personne ne boit, c’est un bar ici ! Idiot ! » (Rires) c’est comme ça que ça se passait ! « La foule devient cinglée et plus personne ne boit ! » On ne savait ni l’un ni l’autre que plus tard on finirait par devenir inséparables, et ce pendant 23 ans. C’est un cas unique le dernier survivant d’une espèce de la grande époque des bastringues du New Jersey avec des scènes grandes ouvertes dans le milieu des années 60. C’était une figure fabuleuse de cette époque. Nous sommes devenus très proches au cours des années, c’est une terrible perte, il me manque toujours terriblement. Je suis sur qu’il doit être de l’autre côté de cette porte.

[Terry’s Song]

JW : C’était Terry’s Song extrait de Magic. C’est Johnnie Walker, l’émission spéciale sur Bruce Springsteen est réalisée par Adam Askew produit par ???? en Belgique et par Charles Newman à Londres.
Bruce Springsteen et le E Street Band jouent au O2 demain soir et sera chez lui pour Noël. La tournée reprend le 28 février et Bruce et le groupe seront de retour en Europe fin mai avec 3 représentations à Dublin, suivies de Manchester, Londres et Cardiff le 14 juin.

BS : Le groupe actuellement est une machine à faire du Rock. L’audience est plus dure, suivant le E Street Band dans leur moindre détail de leur parcours. Vous sortez, vous avez quinze ans, vous rentrez chez vous et vous dites votre père, votre frère qu’ils n’ont rien vu, que vous les avez vus quand ils étaient au top

[Glory Days]

Merci à Philippe35!


© 2013 LOHAD Contact