Albums

Magic

02/10/2007

1 Radio Nowhere
2 You’ll Be Comin’ Down
3 Livin’ In The Future
4 Your Own Worst Enemy
5 Gypsy Biker
6 Girls In Their Summer Clothes
7 I’ll Work For Your Love
8 Magic
9 Last To Die
10 Long Walk Home
11 Devil’s Arcade
12 Terry’s Song

A la fin du Seeger Session Tour, en Décembre 2006, Brendan O’Brien passa chez le Boss écouter un large éventail de chansons. Springsteen a commencé à écrire sur l’Amérique post-11 septembre dès le Rising Tour. Ils regroupèrent donc un certain nombre d’entre elles, pensant qu’elles colleraient avec le son du E Street Band et avec le sujet du disque.
Il est à noter que Bruce et O’Brien auraient eu suffisamment de chansons lors de leur « sélection » de Décembre 2006 pour pouvoir sortir un autre album du Boss.

En Février 2007, Le Boss et O’Brien commencèrent seuls à enregistrer au « Southern Tracks », à Atlanta, les pistes de base (en général c’est le click, la guitare témoin et la voix témoin), et penser aux arrangements des titres.
Début Mars, du 7 au 11, on compléta ces pistes avec batterie (Max), basse (Gary) et synthé/Piano (Roy).
De fin Mars à début Mai, les autres membres du groupe mirent leur touche aux compositions.
Puis jusqu’en Juin, le Boss et O’Brien mirent la touche finale à l’album : mix et autres…

On peut quand même dire que les arrangements sont moins creusés et variés que sur les autres « grand » albums du Boss (surtout après « The Rising » et « Devil and Dust »). On supposera que ce petit défaut est dû à un temps trop court entre l’enregistrement et la sortie de l’album : débuté en février, fini en Juin, très très court pour le Boss!!! Peut-être manqua-t-il un peu de recul vis à vis de ses propres morceaux.
Après un album solo et un album de reprises carnavalesques, avec ce 3ème album en 3 ans (tout de même!), l’une des idées est d’avoir un son pour pouvoir « profiter » de ses chers musiciens du E Street Band lors d’une tournée (que certains qualifieraient de dernière), quitte à moins surprendre (Livin’in the future fait penser à Tenth Avenue Freeze-out, l’intro de Gypsy Biker à celle de the River).

« Le silence est anti-patriotique » dira-t-il durant une interview pour CBS. L’album traite, des peurs américaines, et du monde d’aujourd’hui, sous l’ère d’un président qui a mis tout ce qu’il pouvait pour avoir « sa » guerre. Assez bien écrits, les titres ne font pas front directement au Gouvernement US, mais par métaphores. On parle de morts inutiles, de magicien/président qui peut faire disparaitre des preuves (ne crois pas ce que tu entends et encore moins ce que tu vois). Si certains morceaux manquent de profondeur niveau paroles, Springsteen s’essait à une écriture tantôt simple (« Radio Nowhere »), tantôt plus abstrait, (« Magic »), avec à un style narratif moins « storyteller ».

Merci à J99!