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Live Archive Born To Run Tour (1975-1977)

Il y a aujourd'hui (Mars 2020) une cinquantaine de Live Archive. C'est beaucoup. Il est temps de faire le "tri", de solliciter les avis des uns des autres.

Lesquels de ces concerts sont des "musts"? Que peut-on dire du son, que ce soit du point de vue du mix, du mastering, etc? Bref, c'est un peu le "Que Choisir" des 50 millions de consommateurs de Bruce (qui n'ont jamais tout à fait tort).

Voici les concerts de la tournée Born To Run (1975/1977) :

Live Archive #3 : Philadelphie, Tower Theater, 31/12/1975

Live Archive #16 : Albany, NY, Palace Theater, 7/2/1977

Live Archive #17 : Rochester, NY, Auditorium Theater, 8/2/1977

Live Archive #35: Los Angeles, Roxy Theater, 18/10/1975

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

les 2 shows de 75 étaient déjà bien connus de tous les fans et là pas de surprise, son et performances au top, vraiment pas d'hésitation à avoir, ça joue à l'énergie encore et encore et encore....

par contre je suis bien moins emballé par les 2 shows de 77, parfois incomplets, parfois pas très inspirés,  parfois au son pas top pour des réalisations officielles ! putain les mecs en 77 il y a eu Boston !!!! non ?

en résumé 2/4

 

Fichiers téléversés :
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1975-10-18 - THE ROXY THEATRE, WEST HOLLYWOOD, CA

Les notes de Erik Flanigan nous apprennent que ce stand au Roxy marque les débuts de Springsteen à LA en tant que tête d’affiche... Les débuts de la grande histoire entre cette ville et Springsteen, à qui il offrira moult concerts historiques.

Devant un public excité de voir la nouvelle sensation rock du moment, Springsteen livre une excellente prestation, détendue et heureuse. Dans 9 neuf jours, il fera la double-une du Time et de Newsweek. Ce sera le début de la « hype » qui empoisonnera les shows londoniens.

Le son est mirifique, le show est fluide et sans accroc. Le Thunder Road du coffret 1975-85 précède un tenth Avenue rayonnant. E Street Shuffle est le meilleur que j’ai entendu. A ce stade, on se dit qu’on tient là un live de rêve. Mais la seconde partie est moins brillante. Il y a sur Sandy des problèmes de justesse sur une guitare. Et les arrangements un peu chargés du morceau ne supportent pas la moindre contrariété, au risque de le faire basculer de la stylisation à la cacophonie. Ce problème de justesse gâche également un Backstreets qui sans cela, aurait été grandiose. RAGEANT. Les choses reviennent à la normale avec un Kitty’s Back, hélas bien long (17 minutes).

La fin est peu développée et Going Back (sympa mais anecdotique) n’y est pas très bien placé. Mais Springsteen devait encore donner une seconde prestation cette soirée, il devait aussi s’économiser. Dommage, car ce qui est bon dans ce concert est franchement magique. On espère que d’autres shows de ce stand seront publiés.

1975-11-18 - HAMMERSMITH ODEON, LONDON

Fait partie de la disco officielle, mais puisque nous avons le London 2, commençons par celui-là.

Springsteen arrive à Londres, précédé d’une campagne prétentieuse qui tape sur les nerfs d’une grande partie des professionnels. Ceux qui n’avaient pas accrochés au disque viennent à contrecœur, espérant secrètement démasquer l’imposture. Springsteen, accablé par la hype, donne un concert qu’il estimera raté. D’autres ne seront pas de cet avis et déclareront qu’il s’agit d’un des meilleurs concerts auxquels ils auront assisté (Charlie Gillet, François Ducray).

Ce n’est pas un show de routine. C’est un show exceptionnel, où les musiciens sont très concentrés... jusqu’à la raideur, ce qui empêche la musique de toujours s’épanouir. Comparez 10th Avenue avec celui du Roxy. A LA, le chant est posé, le tempo maîtrisé. A Londres, le chant est fort, nerveux et le groupe court après le tempo. A LA, c’est un groupe heureux qui joue. A Londres, c’est un groupe tendu, presque en lutte. Pour autant, il y a de grands moments : Lost in the Flood, et la fin, avec un excellent Rosalita, Sandy. La nervosité du groupe servirait même plutôt She’s the one très tendu, un des meilleurs que j’ai entendus.

Mais généralement, ce n’est pas de mon point de vue un Springsteen au sommet de son art.

La diversité des opinions sur ce show s’explique. Le show a été suffisamment bon pour créer un effet « révélation » pour le public acquis. Le public qui avait déjà vu Springsteen a trouvé le show inférieur aux prestations US. Et le show n’a pas été suffisamment impressionnant pour convertir ceux qui sont venus à contrecœur.

1975-11-24 - HAMMERSMITH ODEON, LONDON

La tradition veut que le deuxième show londonien a été supérieur au premier. Il a été élu par Peter Gabriel comme le deuxième meilleur concert qu’il ait vu (le premier étant un show d’Otis Redding).

La première partie me déconcerte. Thunder Road impeccable, mais ce Spirit débraillé refroidit. Lost in the Flood et She’s the One sont moins prenants que ceux du London 1. Quelques autres titres joués à la truelle ne m’enthousiasment guère (growin’up).

Springsteen est indubitablement plus détendu que durant la première soirée, mais c’est au détriment de la précision. Je commençais à me dire qu’il y a de ces shows magiques qu’aucun enregistrement ne pourra restituer quand le ciel s’éclaircit avec un Pretty Flamingho engageant. Et c’est la fin, longue et développée, qui donne tout ce prix à ce show : Detroit Medley, Quarter to Three, Twist And Shout et deux Chuck Berry pour conclure ! Sans compter les raretés (Everytime, Sha la la). Et un sublime For You, peut-être le meilleur que j’ai entendu.

A noter, un renouvellement de la setlist assez radical par rapport au premier soir, et l’absence de deux piliers des setlists de l’époque : E St Shuffle et Kitty’s Back.

Bon, on peut respirer : la tradition disait vrai.

1975-12-31 - TOWER THEATER, UPPER DARBY, PHILADELPHIA, PA

Une écoute systématique et consécutive des enregistrements d’une période donnée remet les idées en place. Je suis passé à coté de celui-là au moment de la sortie, je me demande pourquoi. Voilà encore un excellent concert. Springsteen est à domicile, énergique et détendu. Rien a jeter sauf un Thunder Road solo en roue libre, tout à la fin, et qui aurait nécessité une concentration que Springsteen n’était plus capable de fournir.

Un beau Tenth Avenue en version lente, est une des merveilles de ce show. Un spirit très solide , au chant déjà presque Darkness-ien. Versions explosives de Does this Bus et Hard to be a Saint. Un des premièrs It’s my life, très prenant.

C’est le dernier show avant une pause de trois mois. Il annonce quelques pistes pour l’avenir : Night en ouverture, comme ce sera le cas pour quasiment tous les concerts jusqu’en 1977 ; It’s my life, joué ici pour la troisième fois. Absence de deux piliers des années précédents : Kitty’s Back et E Street Shuffle.

Par rapport au show du Roxy d’octobre, on a l’impression d’entendre un E Street band quelque peu durci. On est à quelques mois de la grande transformation son/image de Bruce Springsteen et son groupe.

Le son est excellent mais tout de même en deçà des deux autres shows de l’année 75 - les passages rock sont un peu confus. Ce live, un des premiers de la série, mériterait d’être remixé.

CONCLUSION

L’année 1975 nous gâte. Outre le Hammersmith Odeon officiel nous avons trois shows, tous excellents et différents, avec un son de haute qualité.

Mon préféré reste le Roxy, malgré ses défauts. Un show solaire et chaleureux dans un petite salle, témoignage précieux de l’art scénique springsteenien de cette époque.

Le Philadelphie du 31/12 est mon second choix, excellent concert, explosif et dur.

Pas loin derrière, je place le London Hammersmith Odeon du 24/11 qui vaut surtout pour son excellente deuxième moitié.

Le Hammersmith Odeon du 18/11 fait entendre un Springsteen concentré mais trop tendu pour offrir une prestation au niveau des trois précédentes.

Merci pour tes avis vraiment bien étayés! Je n'ai pas encore acheté le deuxième Londres mais tu donnes envie. C'est aussi vers le concert du Roxy que je retourne le plus mais je trouve que les 3 concerts se tiennent et témoignent de trois périodes/contextes différents. Ce qui nous manque vraiment, ce sont des concerts de 76/77 avec un son de très bonne qualité.

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

Oui, l'absence de sources multipistes pour 1976-77 est certainement le plus grand regret de toute la série. Le stand Boston 77 aurait certainement pu offrir des prétendants sérieux au titre du meilleur live.

Je n'ai même pas écouté le Albany 1977, c'est du mono, et comme j'écoute les Live au casque...

J'espère qu'ils se résoudront à rafraîchir des concerts existants (je pense au Palladium de 1976 ou à Boston 1977). Ce dernier concert est un des rares "bootlegs" que j'écoute encore (avec le Vets Show de 1981).

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour