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Bob Dylan « News »
Citation de brewster le 28 juillet 2025, 11 h 50 minvous me faites regretter de ne pas avoir pris de places...restant perplexe sur sa prestation du Grand rex, sans être critique véritablement (aillant bcp aimé le dernier opus, donc dans le mood des choix de titres, et je sais de longue date qu'il ne faut pas aller voir Dylan en concert pour un Best Off, c'est même ce qui me plairait chez lui, ce jusqu'au boutisme des setlists), mais je ne sais pas trop ce que j'ai vu au final, une expérience certaine. Ce jour là il avait l'air "heureux" citant ses musiciens à la fin, chose rarissime. Et je l'avais vu au grand Rex...je ne sais pas, 30 ans avant...avec The Havalinas en 1ere partie, ceux qui ont écrit...High Hopes, repris brillament par le Boss, 20 ans plus tard. Donc Dylan, le Rex, le boss, tout se tient. Bons concerts en tout cas. Faut rien lâcher, vous avez raison.
vous me faites regretter de ne pas avoir pris de places...restant perplexe sur sa prestation du Grand rex, sans être critique véritablement (aillant bcp aimé le dernier opus, donc dans le mood des choix de titres, et je sais de longue date qu'il ne faut pas aller voir Dylan en concert pour un Best Off, c'est même ce qui me plairait chez lui, ce jusqu'au boutisme des setlists), mais je ne sais pas trop ce que j'ai vu au final, une expérience certaine. Ce jour là il avait l'air "heureux" citant ses musiciens à la fin, chose rarissime. Et je l'avais vu au grand Rex...je ne sais pas, 30 ans avant...avec The Havalinas en 1ere partie, ceux qui ont écrit...High Hopes, repris brillament par le Boss, 20 ans plus tard. Donc Dylan, le Rex, le boss, tout se tient. Bons concerts en tout cas. Faut rien lâcher, vous avez raison.
Citation de Fabrice le 31 octobre 2025, 13 h 46 minDes échos de ce passage au Palais des Congrès?
Des échos de ce passage au Palais des Congrès?
Citation de albop le 1 novembre 2025, 0 h 21 minhttps://rockerparis.blogspot.com/2025/10/bob-dylan-palais-des-congres-paris-31.html?m=1
https://rockerparis.blogspot.com/2025/10/bob-dylan-palais-des-congres-paris-31.html?m=1
Citation de cc rider le 2 novembre 2025, 0 h 44 min« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est vrai.
Et sur ces deux dates Parisiennes de la tournée 2025, il a même atteint le point zéro de l’échange avec le public.🙃
En tout cas en apparence.
Si on garde comme norme le nombre de mots prononcés par un artiste pour nous dire à quel point il est heureux d’être là avec nous etc etc etc…et blah blah blah…c’est vrai.Parce qu’en glissant cette norme vers la performance musicale, il est possible de considérer l’échange avec son public comme étant de haut vol.
Niveau « respect du public ».Il est 20h00 pétante lorsque la lumière s’éteint et qu’une petite musique annonce le début du concert pendant que les musiciens se glissent sur scène dans la pénombre.
Il prennent place autour du piano derrière lequel est assis Dylan.
C’est « I’ll be your Baby tonight » qui ouvre le concert.
Version très électrique.
Dylan tourne le dos au public….Décidément! 🤨
Sauf que c’est pour la bonne cause: la musique.
Qui est la raison pour laquelle on est là après tout…
Il est à la guitare et fait face à son combo.
Le fidèle Tony Garnier à la basse et contrebasse en est le métronome.
Avec Anton Fig à la batterie en lieu et place de Keltner qui officiait sur le leg européen l’an dernier.
Fig a joué avec la moitié des musiciens de la planète.
(L’autre moitié devait avoir perdu son numéro de portable).
Le temps d’une intro très longue, tour de chauffe pour les petits doigts délicats des guitaristes Doug Lancio & Bob Britt et surtout l’occasion de faire une balance qui n’avait pas été faite avant, Dylan pose sa guitare et nous fait face en se retrouvant derrière la clavier de son piano.
Faire face étant une simple expression.
J’aurais dû dire « se planque derrière son piano ».
Comme toujours, chacune des chansons, les même dix sept chansons chaque soir, sont réorchestrées et interprétées différemment.
Ici apparaît un solo d’harmonica qui disparaît le lendemain ou l’inverse (« desolation row » “goodbye Jimmy Reed”), là est laissé plus de place à la guitare que la veille.
Ou au piano. C’est selon.
La set list tourne autour de « Rough and Rowdy ways » depuis la parution de celui ci en 2020.
Bonheur d’album.
Et bonheur de versions livrées chaque soir.Les variations musicales relèvent parfois du détail.
D’autre fois d’intentions différentes.
Ce sont ces relectures permanentes qui donnent le sel des concerts de Dylan aujourd’hui.
Et cette impression de déséquilibre / équilibre qui les rendent vivant.
Par moment le truc est au bord du gouffre puis fait une pirouette pour attaquer la côte vers les sommets.
Vivant.
Dylan est archi concentré sur la performance musicale.
Chantant hyper bien (oui oui!)
Livrant et délivrant les musiciens autour de lui.
Qui ne le quittent pas des yeux.
Dylan dirige le combo comme un jazzman pourrait le faire.
Au fur et à mesure que le concert avance, tout s’est mis en place.
Dans le moelleux d’une osmose musicale impressionnante.
Un écrin même.
Dans lequel l’auditeur peut se laisser aller au simple plaisir d’une écoute jamais perturbée par quoi que ce soit: Les portables on les a laissé dans une pochette. Ils sont interdits dans la salle.
Ce qui donne ce relief de moment unique et définitif à chaque instant vécu pendant les 1h50 du show.
C’est imprimé dans la rétine et les oreilles. Et puis c’est tout.
Un espace temps suspendu. Un pas de côté. Hors du monde.Dylan se lèvera trois fois pendant chacun des deux concerts.
La troisième lui permettant de quitter la scène après s’être tenu debout quelques secondes face à nous, à côté de son piano.
Pas un signe.
Pas un mot.
La concert se finit comme il a commencé: dans la pénombre.C’est déjà fini. Alors on se retrouve entre nous à parler de ce qu’on vient de vivre.
Les mines sont réjouies et les yeux plein de bonheurs.« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est sur.
Mais personnellement qu’est ce que je m’en fiche!Sa musique se suffit à elle même.
Elle me suffit à moi même en tout cas…
« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est vrai.
Et sur ces deux dates Parisiennes de la tournée 2025, il a même atteint le point zéro de l’échange avec le public.🙃
En tout cas en apparence.
Si on garde comme norme le nombre de mots prononcés par un artiste pour nous dire à quel point il est heureux d’être là avec nous etc etc etc…et blah blah blah…c’est vrai.
Parce qu’en glissant cette norme vers la performance musicale, il est possible de considérer l’échange avec son public comme étant de haut vol.
Niveau « respect du public ».
Il est 20h00 pétante lorsque la lumière s’éteint et qu’une petite musique annonce le début du concert pendant que les musiciens se glissent sur scène dans la pénombre.
Il prennent place autour du piano derrière lequel est assis Dylan.
C’est « I’ll be your Baby tonight » qui ouvre le concert.
Version très électrique.
Dylan tourne le dos au public….Décidément! 🤨
Sauf que c’est pour la bonne cause: la musique.
Qui est la raison pour laquelle on est là après tout…
Il est à la guitare et fait face à son combo.
Le fidèle Tony Garnier à la basse et contrebasse en est le métronome.
Avec Anton Fig à la batterie en lieu et place de Keltner qui officiait sur le leg européen l’an dernier.
Fig a joué avec la moitié des musiciens de la planète.
(L’autre moitié devait avoir perdu son numéro de portable).
Le temps d’une intro très longue, tour de chauffe pour les petits doigts délicats des guitaristes Doug Lancio & Bob Britt et surtout l’occasion de faire une balance qui n’avait pas été faite avant, Dylan pose sa guitare et nous fait face en se retrouvant derrière la clavier de son piano.
Faire face étant une simple expression.
J’aurais dû dire « se planque derrière son piano ».
Comme toujours, chacune des chansons, les même dix sept chansons chaque soir, sont réorchestrées et interprétées différemment.
Ici apparaît un solo d’harmonica qui disparaît le lendemain ou l’inverse (« desolation row » “goodbye Jimmy Reed”), là est laissé plus de place à la guitare que la veille.
Ou au piano. C’est selon.
La set list tourne autour de « Rough and Rowdy ways » depuis la parution de celui ci en 2020.
Bonheur d’album.
Et bonheur de versions livrées chaque soir.
Les variations musicales relèvent parfois du détail.
D’autre fois d’intentions différentes.
Ce sont ces relectures permanentes qui donnent le sel des concerts de Dylan aujourd’hui.
Et cette impression de déséquilibre / équilibre qui les rendent vivant.
Par moment le truc est au bord du gouffre puis fait une pirouette pour attaquer la côte vers les sommets.
Vivant.
Dylan est archi concentré sur la performance musicale.
Chantant hyper bien (oui oui!)
Livrant et délivrant les musiciens autour de lui.
Qui ne le quittent pas des yeux.
Dylan dirige le combo comme un jazzman pourrait le faire.
Au fur et à mesure que le concert avance, tout s’est mis en place.
Dans le moelleux d’une osmose musicale impressionnante.
Un écrin même.
Dans lequel l’auditeur peut se laisser aller au simple plaisir d’une écoute jamais perturbée par quoi que ce soit: Les portables on les a laissé dans une pochette. Ils sont interdits dans la salle.
Ce qui donne ce relief de moment unique et définitif à chaque instant vécu pendant les 1h50 du show.
C’est imprimé dans la rétine et les oreilles. Et puis c’est tout.
Un espace temps suspendu. Un pas de côté. Hors du monde.
Dylan se lèvera trois fois pendant chacun des deux concerts.
La troisième lui permettant de quitter la scène après s’être tenu debout quelques secondes face à nous, à côté de son piano.
Pas un signe.
Pas un mot.
La concert se finit comme il a commencé: dans la pénombre.
C’est déjà fini. Alors on se retrouve entre nous à parler de ce qu’on vient de vivre.
Les mines sont réjouies et les yeux plein de bonheurs.
« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est sur.
Mais personnellement qu’est ce que je m’en fiche!
Sa musique se suffit à elle même.
Elle me suffit à moi même en tout cas…
Citation de albop le 2 novembre 2025, 7 h 38 minSuperbe compte rendu; rien à ajouter. Une belle soirée.
Superbe compte rendu; rien à ajouter. Une belle soirée.
Citation de Fabrice le 2 novembre 2025, 14 h 13 minMerci CC pour ce compte-rendu!
Cela donne envie de voir Dylan (d'autant plus que j'apprécie beaucoup l'album Rough And Rowdy Ways).
Merci CC pour ce compte-rendu!
Cela donne envie de voir Dylan (d'autant plus que j'apprécie beaucoup l'album Rough And Rowdy Ways).
Citation de cc rider le 2 novembre 2025, 15 h 01 minCitation de Fabrice le 2 novembre 2025, 14 h 13 minMerci CC pour ce compte-rendu!
Cela donne envie de voir Dylan (d'autant plus que j'apprécie beaucoup l'album Rough And Rowdy Ways).
Merci Fabrice.
si c’est le cas, j’aurais réussi à te transmettre ce qui me donne envie de retourner le voir en concert dès que possible.
Citation de Fabrice le 2 novembre 2025, 14 h 13 minMerci CC pour ce compte-rendu!
Cela donne envie de voir Dylan (d'autant plus que j'apprécie beaucoup l'album Rough And Rowdy Ways).
Merci Fabrice.
si c’est le cas, j’aurais réussi à te transmettre ce qui me donne envie de retourner le voir en concert dès que possible.
Citation de Fabrice le 2 novembre 2025, 15 h 41 minOui, absolument! Malheureusement, il ne passe pas très souvent dans mon coin. Son dernier passage par Toronto (au Massey Hall) était sold-out et avec "prix dynamique". J'espère avoir plus de chance la prochaine fois.
Oui, absolument! Malheureusement, il ne passe pas très souvent dans mon coin. Son dernier passage par Toronto (au Massey Hall) était sold-out et avec "prix dynamique". J'espère avoir plus de chance la prochaine fois.
Citation de transpirator le 7 novembre 2025, 11 h 54 minCitation de cc rider le 2 novembre 2025, 0 h 44 min« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est vrai.
Et sur ces deux dates Parisiennes de la tournée 2025, il a même atteint le point zéro de l’échange avec le public.🙃
En tout cas en apparence.
Si on garde comme norme le nombre de mots prononcés par un artiste pour nous dire à quel point il est heureux d’être là avec nous etc etc etc…et blah blah blah…c’est vrai.Parce qu’en glissant cette norme vers la performance musicale, il est possible de considérer l’échange avec son public comme étant de haut vol.
Niveau « respect du public ».Il est 20h00 pétante lorsque la lumière s’éteint et qu’une petite musique annonce le début du concert pendant que les musiciens se glissent sur scène dans la pénombre.
Il prennent place autour du piano derrière lequel est assis Dylan.
C’est « I’ll be your Baby tonight » qui ouvre le concert.
Version très électrique.
Dylan tourne le dos au public….Décidément! 🤨
Sauf que c’est pour la bonne cause: la musique.
Qui est la raison pour laquelle on est là après tout…
Il est à la guitare et fait face à son combo.
Le fidèle Tony Garnier à la basse et contrebasse en est le métronome.
Avec Anton Fig à la batterie en lieu et place de Keltner qui officiait sur le leg européen l’an dernier.
Fig a joué avec la moitié des musiciens de la planète.
(L’autre moitié devait avoir perdu son numéro de portable).
Le temps d’une intro très longue, tour de chauffe pour les petits doigts délicats des guitaristes Doug Lancio & Bob Britt et surtout l’occasion de faire une balance qui n’avait pas été faite avant, Dylan pose sa guitare et nous fait face en se retrouvant derrière la clavier de son piano.
Faire face étant une simple expression.
J’aurais dû dire « se planque derrière son piano ».
Comme toujours, chacune des chansons, les même dix sept chansons chaque soir, sont réorchestrées et interprétées différemment.
Ici apparaît un solo d’harmonica qui disparaît le lendemain ou l’inverse (« desolation row » “goodbye Jimmy Reed”), là est laissé plus de place à la guitare que la veille.
Ou au piano. C’est selon.
La set list tourne autour de « Rough and Rowdy ways » depuis la parution de celui ci en 2020.
Bonheur d’album.
Et bonheur de versions livrées chaque soir.Les variations musicales relèvent parfois du détail.
D’autre fois d’intentions différentes.
Ce sont ces relectures permanentes qui donnent le sel des concerts de Dylan aujourd’hui.
Et cette impression de déséquilibre / équilibre qui les rendent vivant.
Par moment le truc est au bord du gouffre puis fait une pirouette pour attaquer la côte vers les sommets.
Vivant.
Dylan est archi concentré sur la performance musicale.
Chantant hyper bien (oui oui!)
Livrant et délivrant les musiciens autour de lui.
Qui ne le quittent pas des yeux.
Dylan dirige le combo comme un jazzman pourrait le faire.
Au fur et à mesure que le concert avance, tout s’est mis en place.
Dans le moelleux d’une osmose musicale impressionnante.
Un écrin même.
Dans lequel l’auditeur peut se laisser aller au simple plaisir d’une écoute jamais perturbée par quoi que ce soit: Les portables on les a laissé dans une pochette. Ils sont interdits dans la salle.
Ce qui donne ce relief de moment unique et définitif à chaque instant vécu pendant les 1h50 du show.
C’est imprimé dans la rétine et les oreilles. Et puis c’est tout.
Un espace temps suspendu. Un pas de côté. Hors du monde.Dylan se lèvera trois fois pendant chacun des deux concerts.
La troisième lui permettant de quitter la scène après s’être tenu debout quelques secondes face à nous, à côté de son piano.
Pas un signe.
Pas un mot.
La concert se finit comme il a commencé: dans la pénombre.C’est déjà fini. Alors on se retrouve entre nous à parler de ce qu’on vient de vivre.
Les mines sont réjouies et les yeux plein de bonheurs.« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est sur.
Mais personnellement qu’est ce que je m’en fiche!Sa musique se suffit à elle même.
Elle me suffit à moi même en tout cas…je plussoie !!!
superbes revue et commentaire, merci CC
Citation de cc rider le 2 novembre 2025, 0 h 44 min« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est vrai.
Et sur ces deux dates Parisiennes de la tournée 2025, il a même atteint le point zéro de l’échange avec le public.🙃
En tout cas en apparence.
Si on garde comme norme le nombre de mots prononcés par un artiste pour nous dire à quel point il est heureux d’être là avec nous etc etc etc…et blah blah blah…c’est vrai.Parce qu’en glissant cette norme vers la performance musicale, il est possible de considérer l’échange avec son public comme étant de haut vol.
Niveau « respect du public ».Il est 20h00 pétante lorsque la lumière s’éteint et qu’une petite musique annonce le début du concert pendant que les musiciens se glissent sur scène dans la pénombre.
Il prennent place autour du piano derrière lequel est assis Dylan.
C’est « I’ll be your Baby tonight » qui ouvre le concert.
Version très électrique.
Dylan tourne le dos au public….Décidément! 🤨
Sauf que c’est pour la bonne cause: la musique.
Qui est la raison pour laquelle on est là après tout…
Il est à la guitare et fait face à son combo.
Le fidèle Tony Garnier à la basse et contrebasse en est le métronome.
Avec Anton Fig à la batterie en lieu et place de Keltner qui officiait sur le leg européen l’an dernier.
Fig a joué avec la moitié des musiciens de la planète.
(L’autre moitié devait avoir perdu son numéro de portable).
Le temps d’une intro très longue, tour de chauffe pour les petits doigts délicats des guitaristes Doug Lancio & Bob Britt et surtout l’occasion de faire une balance qui n’avait pas été faite avant, Dylan pose sa guitare et nous fait face en se retrouvant derrière la clavier de son piano.
Faire face étant une simple expression.
J’aurais dû dire « se planque derrière son piano ».
Comme toujours, chacune des chansons, les même dix sept chansons chaque soir, sont réorchestrées et interprétées différemment.
Ici apparaît un solo d’harmonica qui disparaît le lendemain ou l’inverse (« desolation row » “goodbye Jimmy Reed”), là est laissé plus de place à la guitare que la veille.
Ou au piano. C’est selon.
La set list tourne autour de « Rough and Rowdy ways » depuis la parution de celui ci en 2020.
Bonheur d’album.
Et bonheur de versions livrées chaque soir.Les variations musicales relèvent parfois du détail.
D’autre fois d’intentions différentes.
Ce sont ces relectures permanentes qui donnent le sel des concerts de Dylan aujourd’hui.
Et cette impression de déséquilibre / équilibre qui les rendent vivant.
Par moment le truc est au bord du gouffre puis fait une pirouette pour attaquer la côte vers les sommets.
Vivant.
Dylan est archi concentré sur la performance musicale.
Chantant hyper bien (oui oui!)
Livrant et délivrant les musiciens autour de lui.
Qui ne le quittent pas des yeux.
Dylan dirige le combo comme un jazzman pourrait le faire.
Au fur et à mesure que le concert avance, tout s’est mis en place.
Dans le moelleux d’une osmose musicale impressionnante.
Un écrin même.
Dans lequel l’auditeur peut se laisser aller au simple plaisir d’une écoute jamais perturbée par quoi que ce soit: Les portables on les a laissé dans une pochette. Ils sont interdits dans la salle.
Ce qui donne ce relief de moment unique et définitif à chaque instant vécu pendant les 1h50 du show.
C’est imprimé dans la rétine et les oreilles. Et puis c’est tout.
Un espace temps suspendu. Un pas de côté. Hors du monde.Dylan se lèvera trois fois pendant chacun des deux concerts.
La troisième lui permettant de quitter la scène après s’être tenu debout quelques secondes face à nous, à côté de son piano.
Pas un signe.
Pas un mot.
La concert se finit comme il a commencé: dans la pénombre.C’est déjà fini. Alors on se retrouve entre nous à parler de ce qu’on vient de vivre.
Les mines sont réjouies et les yeux plein de bonheurs.« Dylan il ne dit même pas bonjour, ni merci, ni au revoir à son public pendant ses concerts! »
C’est sur.
Mais personnellement qu’est ce que je m’en fiche!Sa musique se suffit à elle même.
Elle me suffit à moi même en tout cas…
je plussoie !!!
superbes revue et commentaire, merci CC
