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Il y a 34 ans...un samedi de juin...

De rares images de la tournée australienne de 85...

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

à la même époque il y a johnny halliday au zénith  ,

admirez la tenue du gars : bandana  , veste de jean sans manche sur blouson de cuir noir ;

ça ne vous rappelle pas quelqu'un  ?  ........................

https://www.youtube.com/watch?v=Ya1KyBiwPxI

 

Citation de moogli le 17 juillet 2019, 0 h 30 min

à la même époque il y a johnny halliday au zénith  ,

admirez la tenue du gars : bandana  , veste de jean sans manche sur blouson de cuir noir ;

ça ne vous rappelle pas quelqu'un  ?  ........................

https://www.youtube.com/watch?v=Ya1KyBiwPxI

 

C’est vrai qu’il copiait Renaud :))

cela aura pu être renaud car il me semble qu'il a rencontré le boss à la courneuve et qu'il lui a même offert une guitare .....

bon je vous donne un indice , les photos sont sans équivoque comme on dit au ministère de la transition écologique 😉

Fichiers téléversés :
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Le papier d'Alain Wais (pour Le Monde) :

Un western sans coup bas

Par ALAIN WAIS.  Publié le 02 juillet 1985 à 00h00 - Mis à jour le 02 juillet 1985 à 00h00

" One - two -ah- one - two - three -four" : hurlant, grimaçant, Bruce Springsteen a donné le coup d'envoi (toujours le même) du plus urgent des rock'n roll (le Monde du 26 juin). Top-chrono pour trois heures et demie d'un spectacle en forme de marathon. Bandeau autour des cheveux, jeans et T-shirt blanc, la main gauche agrippe le micro, la droite tient la guitare sur le côté, comme on tient une Winchester : le manche brandi vers le ciel. Voilà l'homme, cow-boy héroïque d'un western éternel et sans coup bas.

Pour les photographes, les habitués le savent, les dix premières secondes décideront du bon cliché. Ils n'ont droit, pour opérer sur le devant de la scène, qu'aux trois premiers morceaux. Dans l'ordre et pour le meilleur : Born in the USA, Badlands, Out in the Streets, furieux et électriques, enchaînés sans transition, à peine le temps sur une introduction de lancer un " Comment ça va ? " en français. D'entrée, le ton est donné, directement dans le vif du sujet. Il est là, à gauche, ici, à droite, là-bas, en l'air, maintenant en contrebas. Partout, déjà, en deux temps trois mouvements, il a sillonné les 20 mètres d'ouverture d'une scène qui en totalise 80. De chaque côté : un mur d'amplis, 140 000 watts multipliés par 14 tonnes de matériel. Au-dessus, à 25 mètres : 8 tonnes d'éclairage.

One-two... la température est au plus haut... Three-four... Pour calmer le jeu, un titre de la cuvée Nebraska, l'album du retour aux sources : un harmonica, une guitare acoustique et le ton intimiste d'une ballade country. Derrière lui, ils sont sept, le E. Street Band, un gang de tueurs dévoués à sa cause. Devant :

60 000 à 70 000 victimes, le souffle coupé. On l'appelle le " Boss ". Son champ de bataille pour deux soirs : le parc paysager de La Courneuve. C'est le cent vingt-troisième depuis le début du Born in the USA Tour. Samedi 29 juin, Springsteen fêtait un an passé sur la route sans interruption. Un périple qui a débuté en 1984 à Saint-Paul (Minnesota) pour le conduire à travers le monde dans des lieux qui accueillent une moyenne de 50 000 personnes.

On aurait aimé dire tout le mal que l'on pense de ce genre de manifestations à visage inhumain. On aurait voulu crier à la trahison, le dénoncer, lui, qui avait promis que le succès ne le couperait pas de son public, qu'il ne jouerait jamais devant plus de 20 000 personnes. Mais il est là, vivant et visible, assumant le gigantisme, comblant la distance. Et même si, pour beaucoup, là-bas tout au fond, il n'est qu'un point de fuite sur l'horizon, à la force du poignet il parvient à faire passer jusqu'à sa fragilité. Dans ces moments d'émotion, l'écran géant sur le côté de la scène n'y est pour rien.

De la même façon, on aurait voulu lui reprocher de faire toujours la même chose, mais, quand on joue trois heures et demie, fait-on vraiment la même chose ? Il a, il est vrai, les mêmes histoires pour introduire les mêmes morceaux, et l'on sait, si on l'a déjà vu, à quel moment précis il va tourner sa casquette de base-ball, visière dans le dos, à quel instant il grimpera sur le piano pour en jouer d'un pied ou de la tête, et quand, encore, il prend son élan, glisse genoux à terre sur plusieurs mètres pour terminer aux pieds de son saxophoniste et conclure d'un baiser sur la bouche, c'est aussi réglé sur papier millimétré. Qu'importe, il a suffisamment d'authenticité en lui pour faire croire que c'est la première fois. Ce sont les humeurs qui changent d'un concert à l'autre.

A l'entracte, une Américaine exulte : " Ce type vous rend fier d'être américain " (" Makes you proud to be american "). Elle a tout dit : les dix millions de Born in the USA vendus l'attestent. Quelle meilleure carte de visite que cet hymne à l'Amérique tournant à longueur de journée sur les platines de dix millions de foyers ? Et, dans ces dix millions de foyers, la pochette de l'artiste posant devant la bannière étoilée. One-Two... Menée tambour battant... Three-Four... La seconde partie redouble d'effort. Dancing in the Dark, la nuit tombe, le " Boss " invite une spectatrice à danser sur la scène. Le rock écume, le groupe accélère. Batterie martelante, c'est Max Weinberg; basse ronflante, c'est Garry Tallent; claviers swinguants, ce sont Roy Bittan et Danny Federici ; chœurs aériens et contrastés, c'est Patti Scialfa (la nouvelle recrue et seul élément féminin) ; guitare trépidante, c'est Nils Lofgren (qui joue à imiter, dans la mise et dans les poses, son prédécesseur, Steve Van Zandt) ; et, last but not least, saxophone rugissant, c'est Clarence Clemons.

Pêle-mêle et à l'arraché, ils jouent le meilleur des sept albums, en rang serré et en tir groupé. Les textes parlent du cœur et ils disent la vie. Ils sont chantés au diapason, vrai et poignant, d'une voix rugueuse au timbre écorché et au ton rural.

 

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

Et pour ne pas faire de jaloux, celui de Claude Fléouter (toujours pour Le Monde) à propos du passage à Montpellier.

BRUCE SPRINGSTEEN EN FRANCE La musique à hauteur de rue

Par CLAUDE FLÉOUTER.  Publié le 26 juin 1985 à 00h00 - Mis à jour le 26 juin 1985 à 00h00

Quarante mille personnes ont assisté au stade Richter de Montpellier au premier concert en France de la nouvelle tournée de Bruce Springsteen.

Les spectacles de Springsteen sont de véritables épopées, non seulement en raison de leur longueur (trois heures et demie à Montpellier, souvent plus de quatre heures), mais aussi de l'éventail du répertoire proposé. Un mélange détonant de joie naïve et de visions tragiques, de rock et de folk, de soul et de blues, de sonorités tantôt grasses, sauvages, tantôt fines, délicates. Et une manière bien particulière de rouler à vive allure pour finir la plupart des chansons sur un paroxysme émotionnel.

Un concert de Bruce Springsteen c'est un enjeu. Il y a certes le désir de séduire, de convaincre, mais il y a surtout la volonté de projeter sur scène le rêve " rock and rollien " : comme l'urgence, pour rester en vie, de pousser la machine à spectacle à plein régime jusqu'au bout de ses possibilités.

Né il y a trente-six ans à Asbury-Park, une petite ville du New-Jersey, dans une famille typique de la classe ouvrière américaine - Bruce Springsteen a été bercé dès l'enfance par le rock n'roll d'une radio toujours allumée : quand il partait à l'école, quand il en revenait, tout le temps.

La radio, c'était pour Bruce Springsteen l'Encyclopédie musicale. Il aime Elvis Presley, Chuck Berry, les Beatles, les Rolling Stones, Bob Dylan, Eric Burdon et les Animais, tous fils de petits prolos anglais ou américains. Il a emmagasiné les musiques. Celles des Byrds, alors au sommet de leur folk-rock, les Who et leur folle énergie et les trésors " soul " qui sortaient à une vitesse vertigineuse des studios Motown et Stax, avec Otis Redding, Sam Cooke, Caria et Rufus, Thomas, Sam and Dave. A travers les musiques qui défilaient ainsi dans sa tête, Bruce Springsteen, adolescent, triomphait. Il triomphait. Il entrevoyait la possibilité d'abandonner la prison de la vie étriquée. Il découvrait une autre façon d'exister, les moyens d'avoir sa propre histoire, ses propres rapports avec les autres, ses propres moments secrets.

Isolé dans le New-Jersey, Springsteen aura le temps d'apprendre à jouer tous les genres du rock n'roll et de devenir peu à peu une sorte de synthétiseur humain.

Le personnage mettra des années à prendre vraiment forme, à éclater, à incarner l'aboutissement de vingt années de rock n'roll et retrouver la vitalité pleine et entière d'une musique recréée dans sa pureté et ses excès. Dès lors le dernier des grands innocents du rock va illuminer une histoire liée à la magie du rêve adolescent.

L'aventure prend corps avec deux rencontres, celle de John Hammond qui a découvert Billie Holiday, Charlie Christian et Bob Dylan, et celle de John Landau qui donne l'impulsion décisive. Born to run, Darkness on the Edge of Town, The River, Born in the USA (son dernier album vendu à dix millions d'exemplaires) seront autant d'étapes d'un rock à hauteur de rue. De sa voix sauvage, Springsteen gueule, hurle de passions, de fantasmes, avec le sentiment de n'être nulle part, mais ce nulle part ne veut pas dire n'importe où. Il se situe dans le quotidien, dans l'univers new-yorkais où les pièges de vie et les pièges de mort ne sont pas loin l'un de l'autre.

Bien sûr, depuis le milieu des années 70, Bruce Springsteen a perdu quelques certitudes, quelques illusions. Et peut-être envahit-il moins de personnages qu'il chante, qu'il habite aujourd'hui plus en raconteur d'histoires que sous forme autobiographique. Mais quelle énergie cette extraordinaire force de la nature développe tout le long d'un concert ! A Montpellier, il a commencé en forme de coup de poing par Born in the USA et il a enchaîné titres sur titres (Badlans, Jonnhy 99, The River, Glory Days, My Hometown), chantant avec tout son soul, ruisselant de bonheur en abordant un titre de rock n'roll, émouvant en reprenant une chanson de Elvis Presley.

The E. Street Band, le groupe qui accompagne Springsteen, participe pleinement au jeu du chanteur, à son énergie flamboyante. Surtout le guitariste Nils Losgren, qui a rejoint l'orchestre il y à peine un an, et le saxophoniste Clarence Clemons, vieux complice du chanteur depuis le premier album (Greetings from Asbury) en janviers 1973. Deux écrans géants placés de chaque côté de la scène restituent avec des images en plans serrés la densité des " tranches de vie ", la puissance de ce rock naturaliste, l'humour et le sens du gag burlesque de l'ensemble de l'équipe.

Bruce Springsteen et The E. Street Band donnent deux concerts, les 29 et 30 juin au parc de La Courneuve. Quatre-vingt-cinq mille billets ont déjà été réservés. L'organisateur français attend plus de cent mille spectateurs payants à 140 F la place. Pour amortir les frais.

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

Merci beaucoup pour ces deux articles.

Premier concert de Bruce Springsteen le 29 juin 1985 pour moi, inoubliable !!!!!

34 ans plus tard, je l'écoute toujours avec la même passion et le même plaisir.

Allez...un petit up...c'est pas tous les jours l'anniversaire du baptême du petit ou de la première communion!

 

https://www.youtube.com/watch?v=DAGK6zDYwao&feature=share&fbclid=IwAR1q7xWzv3KNohxQi029VlC-Uy6tgEiByu7f5v4ZsVXMCX4TbVFxxbu5RZY

Merci beaucoup pour le lien !!!!!

thx 🙂