Citation de Lebreton54 le 26 mai 2025, 21 h 49 min
Citation de outlawpedro le 26 mai 2025, 17 h 42 min
Petit compte rendu rapide, puisque tout a été pratiquement dit
Pas sûr!
Petites impressions lilloises! Une impression mitigée du concert, première partie intéressante et politiquement engagée que j'ai appréciée même si le son était horrible (en tribune arrière niveau 1 sur la gauche). Ayant peu d'illusion sur la set list, j'étais curieux du propos et n'en suis pas déçu. Redécouverte de "Rainmaker" et "The river" m'a terriblement ému. Les solos de Niels et sa sollicitude étaient sympa. Cependant, j'ai eu comme un sentiment de cassure à un moment donné comme si quelque chose s'était fêlé pendant le concert. Peu de lien avec Stevie (d'ailleurs peu d'image de lui et aucune de Gary), peu de chaleur dégagé avec Jake. Je me suis demandé si tous étaient d'accord pour repartir en tournée.
Et puis à partir de "The rising" comme une forme de mode automatique. Mais est ce Bruce, ou à cause du public qui m'a semblé froid et peu répondant?
Autres impressions: l'impression que le stade était presque trop grand et froid (pas eu la même à l'Arena la Défense!). Souvenirs d'une discussion passionnante avec Jens rencontré avant le concert, avec les mêmes références, de l'après concert à écouter Laurent reprendre "Jungleland. Et de rentrer en navette et métro, sans problème, en parlant de Bruce avec des amis. Fredonner "Long walk home", en rentrant sur les autoroutes belges et sourire envoyant ma moitié s'éclater en écoutant "The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle".
Er reprendre l'histoire à Marseille
Je me faisais la réflexion pour Gary, quasiment invisible sur les écrans.
Et oui, un Steven très à l'écart (pourtant très en forme la veille en dédicace 😉 )
Roy et Max bien flamboyants !
Citation de Lebreton54 le 26 mai 2025, 21 h 49 min
Citation de outlawpedro le 26 mai 2025, 17 h 42 min
Petit compte rendu rapide, puisque tout a été pratiquement dit
Pas sûr!
Petites impressions lilloises! Une impression mitigée du concert, première partie intéressante et politiquement engagée que j'ai appréciée même si le son était horrible (en tribune arrière niveau 1 sur la gauche). Ayant peu d'illusion sur la set list, j'étais curieux du propos et n'en suis pas déçu. Redécouverte de "Rainmaker" et "The river" m'a terriblement ému. Les solos de Niels et sa sollicitude étaient sympa. Cependant, j'ai eu comme un sentiment de cassure à un moment donné comme si quelque chose s'était fêlé pendant le concert. Peu de lien avec Stevie (d'ailleurs peu d'image de lui et aucune de Gary), peu de chaleur dégagé avec Jake. Je me suis demandé si tous étaient d'accord pour repartir en tournée.
Et puis à partir de "The rising" comme une forme de mode automatique. Mais est ce Bruce, ou à cause du public qui m'a semblé froid et peu répondant?
Autres impressions: l'impression que le stade était presque trop grand et froid (pas eu la même à l'Arena la Défense!). Souvenirs d'une discussion passionnante avec Jens rencontré avant le concert, avec les mêmes références, de l'après concert à écouter Laurent reprendre "Jungleland. Et de rentrer en navette et métro, sans problème, en parlant de Bruce avec des amis. Fredonner "Long walk home", en rentrant sur les autoroutes belges et sourire envoyant ma moitié s'éclater en écoutant "The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle".
Er reprendre l'histoire à Marseille
Je me faisais la réflexion pour Gary, quasiment invisible sur les écrans.
Et oui, un Steven très à l'écart (pourtant très en forme la veille en dédicace 😉 )
Citation de Kyle William le 26 mai 2025, 22 h 24 min
Merci pour vos avis à tous. Je dois dire que tout ceci m'inquiète un peu avant Marseille. Pas parce que je pourrais ne pas en avoir pour mon argent, mais parce que ça me ferait de la peine de voir Bruce diminué ou souffrir sur scène… avec mes copains, on s'est reformés pour un petit concert il y a un mois et au bout de 5 morceaux, deux d'entre nous au moins étaient cuits physiquement, et on a 20 ans de moins que Bruce et les E-Streeters !
Merci pour vos avis à tous. Je dois dire que tout ceci m'inquiète un peu avant Marseille. Pas parce que je pourrais ne pas en avoir pour mon argent, mais parce que ça me ferait de la peine de voir Bruce diminué ou souffrir sur scène… avec mes copains, on s'est reformés pour un petit concert il y a un mois et au bout de 5 morceaux, deux d'entre nous au moins étaient cuits physiquement, et on a 20 ans de moins que Bruce et les E-Streeters !
Côté setlist, vous avez vu son petit cafouillage à la 3e ou 4e chanson, quand on lui lui tend une guitare et qu'il la refuse et devant l'insistance il va regarder la setlist au pied du micro et qu'il revient pour finalement changer de guitare?
J'avais également remarqué ce petit cafouillage de guitare...
Visiblement juste après Lonesome Day, c'est Rainmaker qui devait être jouée selon la setlist prévue, puis finalement Seeds a été intercalée (au détriment de Reason to Believe prévue plus loin dans la setlist et qui n'a finalement pas été jouée).
J'ai eu l'occasion de prendre en photo la setlist qu'a réussi à choper un gars dans la fosse...
Côté setlist, vous avez vu son petit cafouillage à la 3e ou 4e chanson, quand on lui lui tend une guitare et qu'il la refuse et devant l'insistance il va regarder la setlist au pied du micro et qu'il revient pour finalement changer de guitare?
J'avais également remarqué ce petit cafouillage de guitare...
Visiblement juste après Lonesome Day, c'est Rainmaker qui devait être jouée selon la setlist prévue, puis finalement Seeds a été intercalée (au détriment de Reason to Believe prévue plus loin dans la setlist et qui n'a finalement pas été jouée).
J'ai eu l'occasion de prendre en photo la setlist qu'a réussi à choper un gars dans la fosse...
Carl Virgil « Tinker » West, décédé cette semaine à l’âge de 89 ans, était tout simplement l’une des personnes les plus importantes de ma jeune vie.
En 1970, alors que je n'avais rien, nulle part où vivre, ruiné et sans aucun endroit où aller, il a reconnu mon talent et m'a accueilli. Nous avons vécu ensemble dans une minuscule pièce de son usine de planches de surf Challenger Eastern à Wanamassa, dans le New Jersey. Son matelas était d'un côté de la pièce et le mien à deux mètres de distance, de l'autre.
C'était un misanthrope né. Ce n'était pas un homme facile à connaître, à côtoyer ou à fréquenter. Originaire de Californie, c'était un individualiste de la vieille école, sans pitié ni concession. Si vous n'étiez pas utile, il ne voulait pas que vous soyez près de lui. Si vous passiez plus de dix minutes au magasin de surf, il vous fourrait un balai dans la main et vous ordonnait de commencer à balayer. Il ne plaisantait pas.
J'ai traversé le pays à maintes reprises avec Tinker, d'abord à vingt ans dans sa Chevrolet des années 1940, avec tout notre matériel de groupe sous une bâche à l'arrière, en quête de gloire et de fortune dans l'Ouest. Le camion était vieux et énorme, avec une transmission lourde et grinçante, et il insistait pour que nous roulions jusqu'à Big Sur, notre seul concert, sans nous arrêter, pendant 72 heures. Il insistait aussi pour que, sans compétences ni permis, je conduise ma part. C'est comme ça que Tinker vous apprenait quelque chose. Il vous obligeait à le faire.
Plus tard, nous avons opté pour un vieux break Nomad et, chaque Noël, nous prenions la route vers l'ouest sur l'I-10, à travers le désert aride et les blizzards des montagnes de l'Ouest. J'allais voir mes parents une fois par an à San Mateo, et Tinker se rendait à San Francisco pour voir qui, je n'ose imaginer. Mon vieil ami avait-il des parents ? Incroyable. Je crois qu'il a surgi, presque adulte, des montagnes, des vallées et des vagues d'une Californie primitive et insondable.
Après avoir connu un immense succès au fil des ans, Tinker ne m'a absolument rien demandé. Il était toujours seul, travaillant, isolé et indépendant. J'étais toujours satisfaite de recevoir le plus beau compliment de Tinker : « Springsteen, tu ne fais pas n'importe quoi. »
Non, pas moi, et Carl Virgil West non plus. La dernière fois que je l'ai vu, il était à l'hôpital, presque à la fin, mourant d'un cancer de la gorge. Il a souri en me voyant, et j'ai embrassé l'un de mes pères errants. Je suis resté un moment avec lui, il m'a serré contre lui et, d'une voix rauque et presque éteinte, il a murmuré : « On a vraiment vécu des aventures, non ? » J'ai répondu : « On en a vraiment vécu. »
Au moment de partir, j'ai vu quelque chose que je n'aurais jamais cru voir dans cette vie ni dans la suivante. Il pleurait. Je l'aimais.
Carl Virgil « Tinker » West, décédé cette semaine à l’âge de 89 ans, était tout simplement l’une des personnes les plus importantes de ma jeune vie.
En 1970, alors que je n'avais rien, nulle part où vivre, ruiné et sans aucun endroit où aller, il a reconnu mon talent et m'a accueilli. Nous avons vécu ensemble dans une minuscule pièce de son usine de planches de surf Challenger Eastern à Wanamassa, dans le New Jersey. Son matelas était d'un côté de la pièce et le mien à deux mètres de distance, de l'autre.
C'était un misanthrope né. Ce n'était pas un homme facile à connaître, à côtoyer ou à fréquenter. Originaire de Californie, c'était un individualiste de la vieille école, sans pitié ni concession. Si vous n'étiez pas utile, il ne voulait pas que vous soyez près de lui. Si vous passiez plus de dix minutes au magasin de surf, il vous fourrait un balai dans la main et vous ordonnait de commencer à balayer. Il ne plaisantait pas.
J'ai traversé le pays à maintes reprises avec Tinker, d'abord à vingt ans dans sa Chevrolet des années 1940, avec tout notre matériel de groupe sous une bâche à l'arrière, en quête de gloire et de fortune dans l'Ouest. Le camion était vieux et énorme, avec une transmission lourde et grinçante, et il insistait pour que nous roulions jusqu'à Big Sur, notre seul concert, sans nous arrêter, pendant 72 heures. Il insistait aussi pour que, sans compétences ni permis, je conduise ma part. C'est comme ça que Tinker vous apprenait quelque chose. Il vous obligeait à le faire.
Plus tard, nous avons opté pour un vieux break Nomad et, chaque Noël, nous prenions la route vers l'ouest sur l'I-10, à travers le désert aride et les blizzards des montagnes de l'Ouest. J'allais voir mes parents une fois par an à San Mateo, et Tinker se rendait à San Francisco pour voir qui, je n'ose imaginer. Mon vieil ami avait-il des parents ? Incroyable. Je crois qu'il a surgi, presque adulte, des montagnes, des vallées et des vagues d'une Californie primitive et insondable.
Après avoir connu un immense succès au fil des ans, Tinker ne m'a absolument rien demandé. Il était toujours seul, travaillant, isolé et indépendant. J'étais toujours satisfaite de recevoir le plus beau compliment de Tinker : « Springsteen, tu ne fais pas n'importe quoi. »
Non, pas moi, et Carl Virgil West non plus. La dernière fois que je l'ai vu, il était à l'hôpital, presque à la fin, mourant d'un cancer de la gorge. Il a souri en me voyant, et j'ai embrassé l'un de mes pères errants. Je suis resté un moment avec lui, il m'a serré contre lui et, d'une voix rauque et presque éteinte, il a murmuré : « On a vraiment vécu des aventures, non ? » J'ai répondu : « On en a vraiment vécu. »
Au moment de partir, j'ai vu quelque chose que je n'aurais jamais cru voir dans cette vie ni dans la suivante. Il pleurait. Je l'aimais.
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