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Springsteen dans la presse

L'interview de SPRINGSTEEN par De Caunes diffusée sur France Inter, reprise par écrit dans le nouveau "SOCIETY"

Citation de nicco2 le 28 octobre 2019, 21 h 47 min

Mais de temps en temps, Laurent Chalumeau, sur son compte Facebook, nous donne son opinion sur l'actualité Springsteen. Et c'est foutrement bien écrit.

Voici un exemple (publié en statut public, je précise) :

" Bruce Springsteen ça ose tout. C’est même comme ça qu’il l’est devenu. Et qu’on le reconnaît : excès, exhibitionnisme et excès DANS l’exhibition d’un amour/haine de soi chaque fois démesuré. « Western stars – le film » propose donc de la self-kiffance à faire juter Kim Jong-un dans son pyjama, des affichages d’harmonie conjugale surjouée assez windsoriens, tricotés avec des exercices d’auto-flagellation candides et tocs, tous étranges, dérangeants mais tellement springsteeniens. Depuis 50 ans, si on n’est pas fugacement gêné, c’est que ce n’est pas du Springsteen. C’est un tout. La malaise ponctuel est le prix de la transe.

Exécution « live » des chansons de son dernier album entrelacée de clipounets censés contextualiser, ce film est le caprice d’un homme visiblement décidé à ne plus rien se refuser : je me déguise en Marlboro Man, j’accumule les bijoux navajo comme une vieille pédale. Je me fais teindre crins et sourcils par le même visagiste que Jack Lang. Botoxer par le médecin de madame. J’enregistre un chef d’œuvre à 69 ans. Tout comme ça me chante et qui m’idolâtre me suive.

Tout ce qui est musical dans le film est juste bouleversant. Joués dans l’ordre, les chapitres de l’album étirent leurs muscles, épiques et introspectifs à la fois. Grammaticalement, la mythomanie western fonctionne à plein : le désert alterne le métaphorique et le littéral, le grand espace est intime, l’accoutrement cow boy, craquant et dérisoire, sauve la face d’une virilité faillible et fautive (roué, le film se clôt sur une superbe reprise du « cow boy de pacotille » de Glenn Campbell).

Les explications de texte permettront à chacun de tester son taux d’accoutumance/vulnérabilité aux simagrées du vieux roublard. La musique, elle, est médusante. On se laisse prendre en otage par l’émotion, tout syndrome de Stockholm assumé. Plein de gens s’adorent. Plein de gens se mettent en scène. Springsteen est le seul à le faire façon aussi jouissive à regarder et écouter. Forever Boss." (L. Chalumeau, sur Facebook)

Il vise juste, Chalumeau, en démontrant la énième variation sur un intérieur personnel, le coté exhibitionniste "d'un amour/haine de soi", cette fois ci, à la mode cowboy fatigué. Il semble dire rien de nouveau mais la mise en scène fonctionne. Se pose quand même la question des simagrées. Simagrées: Attitudes, gestes, paroles affectées qu'on utilise pour se faire valoir, pour atteindre son but ou tromper... Bien sûr, tromper, dans le cas présent, c'est too much... un artiste ne dupe que celui qui veut bien se laisser duper, c'est un peu le jeu. Bien sûr, on peut se contenter du bon moment passé. Mais il est aussi possible de dire qu'à un moment donné, il y a un air de déjà vu réarrangé. On (enfin surtout moi) aimerait quand même qu'au lieu de changer la mise en scène ou les décors, on (enfin en l’occurrence lui) raconte une autre histoire, regarde le monde sans le prisme de ses péripéties intérieures, fasse voyager et surprenne. Un auteur a justement la possibilité de se mettre à la place d'une autre personne, d'une autre psychologie, d'explorer quelque chose ou un endroit ou une atmosphère qu'il ne vit pas lui même, c'est justement là son avantage. On peut prendre des tas d'angles pour faire des chansons! La surprise ici est surtout musicale.
Le début de l'article de Rolling Stone résonne avec la fin du texte de Chalumeau sur le test des simagrées, BS: "Je pense que j'en ai fini de raconter ma vie, après mon livre le show à Broadway et maintenant ce film". Chiche!

Chronique du dernier album live dans CLASSIC POP

Au sujet de R&F, je viens de lire le dernier numéro et je me suis fait la réflexion en voyant les pubs non musicales (Eau Sauvage, Mercedes et DS 4) que :

(1) le lectorat n'était pas très jeune

(2) pas très classe ouvrière.

(3), le Rock est-il devenu une musique de vieux bourgeois comme l'est devenu le Jazz à l'arrivée du Rock dans les années 50 ?

me fait penser au bouquin "le rock est il réac?" d'Henry Chartier
voilà qui ferait un beau sujet 🙂

Dans Le Figaro (en journal papier) du jour

Bruce, il est temps d'arrêter l'introspection et de regarder ce monde étrange et les vies si différentes qui l'animent

Dans le Parisien (et c'est un Marseillais qui file le lien, mais où va Le Monde ;o))

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/bruce-springsteen-au-cinema-le-28-novembre-23-11-2019-8200059.php

Le meilleur de Springsteen, c'est quand il pratique l'introspection, non?

D'ailleurs, ce qui fait de l'album Western Stars une bonne cuvée, c'est d'être un album personnel mais pas "nombriliste".

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour
Citation de Marc le 23 novembre 2019, 18 h 08 min

Dans le Parisien (et c'est un Marseillais qui file le lien, mais où va Le Monde ;o))

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/bruce-springsteen-au-cinema-le-28-novembre-23-11-2019-8200059.php

A priori, aussi un reportage sur BFM TV et un entretien radio sur RTL lundi matin. Tout ça a été mis en boîte à Londres début octobre..

Rien dans Le Monde... ni dans La Provence. 🙂

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour