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Le Boss & les médias...

Dans Le Monde du jour, retour sur Carhaix :

https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2020/08/07/bruce-springsteen-chez-les-bretons_6048341_3451060.html

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour
Citation de Fabrice le 7 août 2020, 15 h 32 min

Dans Le Monde du jour, retour sur Carhaix :

https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2020/08/07/bruce-springsteen-chez-les-bretons_6048341_3451060.html

Merci Fabrice mais ……. sans être abonné on ne va pas bien loin ;o(

Pour les non-abonnés 🙂

« Demat Karaez ! Demat Karaez ! » (« Bonjour Carhaix ! »). Pour la première fois en quatre décennies de carrière, Bruce Springsteen a l’occasion, ce jeudi 16 juillet 2009, de saluer son public en breton alors que flotte devant lui le Gwenn ha Du, le drapeau aux mouchetures d’hermine. De racines irlandaises par son père, le chanteur américain est un cousin éloigné de la famille interceltique qui se réunit traditionnellement à Lorient lors de la première quinzaine du mois d’août. Mais c’est une commune de 7 000 âmes du Finistère qui a obtenu la primeur de sa première (et à ce jour unique) participation à un festival français. Idéalement situé au centre de la Bretagne, Carhaix-Plouguer abrite en effet une des plus grandes manifestations estivalières du pays, sinon du continent : les Vieilles Charrues, qui accueilleront 230 000 spectateurs lors de cette 18e édition.

Des stars internationales, les Charrues en ont programmé quelques-unes depuis le « parrain de la soul », James Brown, qui débarqua cinq minutes avant le début de son show en 1997 : pour mémoire, Iggy Pop, Massive Attack, Cesaria Evora, Muse, Joe Cocker, Beck, The Cure, R.E.M. ou New Order. Mais même notre Johnny national, qui avait allumé le feu en 2006, n’est pas en mesure, dans la catégorie poids lourds de la profession, de concurrencer le saint patron du New Jersey. Sa venue permet au festival, né d’une fête étudiante, de pulvériser tous les records, et pas seulement de fréquentation.

Article réservé à nos abonnés Lire aussiBruce Springsteen, alias le « Boss », déroule sa bio

« On avait organisé une conférence de presse événementielle dès janvier dans la grande salle du Glenmor, le centre des congrès de Carhaix, se souvient Jérôme Tréhorel, actuel directeur général des Vieilles Charrues, à l’époque en charge de la communication. On avait fait du teasing sans révéler le nom, avant de faire apparaître Springsteen sur écran géant avec un extrait live d’un de ses tubes. Tout s’est fait dans le secret : l’annonce, la billetterie, qui a permis de battre le record de vente de billets [23 000] en une journée que détenait Johnny. » Sans parler du cachet astronomique. Un chiffre fuite rapidement, jamais confirmé ni infirmé officiellement, puisque c’est confidentiel : un million d’euros, somme jamais déboursée par un festival français.

Parfum de revanche

C’est le tarif pour bénéficier de l’exclusivité nationale lors de la tournée qui suivit l’album Working on a Dream, dix ans après les retrouvailles du E Street Band, le groupe historique du « Boss ». Sans l’organiste Danny Federicimort en 2008, ce devait être aussi la dernière occasion de voir le saxophoniste Clarence Clemons, victime d’un AVC en 2011 et indissociable de Springsteen depuis la pochette du grand œuvre Born To Run (1975) sur laquelle tous deux posent. Surtout, les programmateurs des Vieilles Charrues ont été informés par le producteur Gérard Drouot d’une innovation dans l’agenda de l’auteur de Born in the U.S.A. : son désir de participer à quelques festivals, peut-être pour rajeunir son public et conquérir de nouveaux fans. Cinq seulement pourront l’inscrire à leur affiche : le Pinkpop à Landgraaf (Pays-Bas), le Bonnaroo à Manchester (Tennessee), Glastonbury dans le Somerset, Hard Rock Calling à Hyde Park (Londres) et Carhaix. Au stand de produits dérivés, Jérôme Tréhorel et ses camarades savourent ce moment : le nom de Carhaix a été imprimé sur le tee-shirt de la tournée, en lettres égales à celles de Los Angeles, Chicago, Londres et Rome.

Article réservé à nos abonnés Lire aussiIl était une fois l’Amérique de Bruce Springsteen

Il y a dans l’air un parfum de revanche sur Paris, le magazine des Vieilles Charrues ne manquant pas de rappeler que, depuis son premier concert français, en 1981, Springsteen a chanté 21 fois sur 30 dans la capitale. Sa photo fait évidemment la « une » des quotidiens locaux. Qui semblent ne s’être jamais remis de son passage puisque, onze ans après, ce 13 juillet, Le Télégramme consacrait encore un article à la jeune femme qui eut le privilège de masser le héros la veille du concert. Le même journal avait aussi retrouvé l’inconnue, une lycéenne de Dinard, conviée ce soir-là à danser sur scène pendant Dancing in the Dark.

Bruce Springsteen en concert au festival des Vielles Charrues, à Carhaix-Plouguer (Finistère), le 16 juillet 2009.

Le festival associatif (soutenu tout de même aujourd’hui par 250 entreprises) adresse aussi un pied de nez à un nouvel entrant sur le marché français, le géant américain du spectacle Live Nation, qui a racheté l’année précédente le Main Square d’Arras et fait venir Metallica. « Cela peut nous ouvrir des opportunités auprès des tourneurs et des manageurs, se félicitent les organisateurs à l’heure du bilan de l’édition 2009. Pour l’accueil de Springsteen, la pression était sur tout le monde. Mais nous avons réussi notre coup. » Par « pression », il faut entendre l’accueil d’une entreprise forte de 70 techniciens et 17 pages de doléances. Si la team Springsteen n’a pas daigné goûter aux crêpes bretonnes, sa satisfaction s’est traduite le lendemain par la livraison de croissants et tee-shirts aux bénévoles.

Dérive

Après lui, viendront à Carhaix Lou Reed, The Cure, Sting, Bob Dylan, Rammstein, Neil Young, Elton John, Pharrell Williams, Manu Chao et surtout Depeche Mode, en 2018, pour un cachet que la rumeur prétendit se monter au double de celui de Springsteen… C’est plausible : en juin 2019, Ben Barbaud, directeur du Hellfest à Clisson (Loire-Atlantique), parfois surnommé « les Vieilles Charrues du metal », indiquait dans Le Monde que « plusieurs artistes [touchaient] 1 million d’euros sur cette édition » de son festivalCette « surenchère » a fait exploser les frais artistiques du Hellfest, 8 millions d’euros, soit un quart du budget global.

La proportion est sensiblement la même aux Vieilles Charrues : 5 millions sur 18 millions d’euros, qu’il a fallu reporter pour l’été 2021 en raison de la pandémie. La tête d’affiche, Céline Dion, a établi un nouveau record pour un festival en France : huit minutes ont suffi pour que les 55 000 places mises en vente trouvent preneur. Entendre la diva québécoise sera, il est vrai, moins cher le 15 juillet 2021 dans le Finistère (59 euros) que pour une des six dates décalées en mars à La Défense Arena (de 73 à 155,50 euros).

Article réservé à nos abonnés Lire aussiAprès l’annulation des festivals cet été, une violente onde de choc économique

Seul le Covid-19 a pu porter un coup d’arrêt à cette dérive qui a fragilisé la trésorerie des grands festivals, un taux de remplissage de 90 % étant généralement nécessaire pour atteindre l’équilibre. L’arrêt des tournées oblige à repenser un modèle né de la chute des revenus générés par la musique enregistrée et d’une compensation par le live. « On a discuté avec Live Nation et Alias [société productrice de concerts] : il y a une prise de conscience commune et solidaire pour sauver la filière car nous sommes interdépendants, indique Jérôme Tréhorel. Nous avons actuellement un gentleman’s agreement avec les producteurs tout le monde doit faire un effort. La baisse des cachets s’échelonne entre  10 et  20 %, en revanche, on ne touche pas à ceux des artistes en développement, ceux qui reçoivent 3 000, 5 000 ou 10 000 euros… »

S’agissant des stars, une souplesse existait déjà de fait puisque le montant pouvait varier du simple au triple selon les pays. « De grands acteurs du marché ont aussi débauché des artistes avec des avances, mais celles-ci n’offrent aujourd’hui plus aucune garantie », ajoute Jérôme Tréhorel. Springsteen, lui, devait démarrer en 2020 une tournée avec le E Street Band pour accompagner son album, Western Stars, paru en juin 2019. On en est sans nouvelles. (Bruno Lesprit).

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Merci beaucoup Fabrice 🙏🙏

Merci ...🙋‍

thx 😊

Un entretien avec Patti S. dans Rolling Stones (US) : https://www.rollingstone.com/music/music-features/patti-scialfa-interview-pearl-movie-quarantine-bruce-springsteen-1041018/

https://www.facebook.com/French-River-81-100462135018927/?modal=admin_todo_tour

Merci beaucoup Fabrice pour ces deux articles !!!!!

☝️🤪 C’est parti ! Le Boss s’engage dans la campagne 🇺🇸 !..

https://www.rtbf.be/classic21/article/detail_bruce-springsteen-en-soutien-a-joe-biden?id=10564192

bobe

☝️🤪 RTBF, la suite !..
https://www.rtbf.be/classic21/article/detail_bruce-springsteen-the-wild-the-innocent-and-the-e-street-shuffle?id=10564268

bobe