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The Lost Albums : Tracks II.
Citation de Benoit le 27 juin 2025, 15 h 37 minArticle publié aujourd'hui sur Télérama :
https://www.telerama.fr/musique/tracks-ii-les-sept-albums-perdus-de-bruce-springsteen-offrent-une-sublime-traversee-dans-l-histoire-populaire-des-etats-unis_cri-7039620.php
Article publié aujourd'hui sur Télérama :
Citation de Fabrice le 27 juin 2025, 15 h 44 minMerci pour tes photos et le lien vers cet article de Télérama.
Pour information, la version digitale de Qobuz ne comprend ni les paroles ni le livre.
C'est vraiment dommage pour les paroles.
Merci pour tes photos et le lien vers cet article de Télérama.
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C'est vraiment dommage pour les paroles.
Citation de Fabrice le 27 juin 2025, 19 h 45 minLes paroles du disque LA 83 (dans un pdf).
Les paroles du disque LA 83 (dans un pdf).
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Citation de arizojp le 27 juin 2025, 23 h 16 minIl y a un article sur le site du Monde réservé aux abonnés. On verra si c'est repris dans la prochaine édition papier.
L'Humanité de ce 27 juin :
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L'Humanité de ce 27 juin :
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Citation de arizojp le 27 juin 2025, 23 h 37 minEt un petit tour du côté de chez nos cousins québécois 😉 :
Le Devoir, 27 juin 2025.
Et un petit tour du côté de chez nos cousins québécois 😉 :
Le Devoir, 27 juin 2025.
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Citation de Fabrice le 28 juin 2025, 0 h 23 minArticle du Monde (auteur Bruno Lesprit).
Le « pruneau desséché », ainsi que l’a qualifié Donald Trump dans un langage peu digne d’un président des Etats-Unis, ne se laisse pas intimider. A 75 ans, Bruce Springsteen est un des rares artistes américains, avec son ami Robert de Niro, à tonner contre l’administration en place, dénoncée comme « corrompue, incompétente et perfide ». Ce qu’il répète à chaque étape de sa tournée européenne qui doit se conclure le 3 juillet à Milan. En dénonçant les attaques contre la liberté d’expression et les travailleurs, les universités et les migrants, ou l’abandon de « nos grands alliés » au profit des « dictateurs ».
Au « Make America great again » (« rendre à l’Amérique sa grandeur ») trumpiste, le démocrate, proche de Barack Obama, oppose Land of Hope and Dreams, un pays d’espoir et de rêves tourné vers l’autre. Comme l’était This Land is Your Land, la chanson que le folksinger Woody Guthrie écrivit en 1940 en réaction au God Bless America, d’Irving Berlin. Chanté depuis la fin des années 1990, inspiré par le People Get Ready (1965) des Impressions, un des hymnes du Mouvement pour les droits civiques, Land of Hope and Dreams a baptisé l’actuelle tournée et un mini-album de quatre titres captés live le 14 mai à Manchester. Springsteen assume et signe, puisque ses diatribes contre le locataire de la Maison Blanche y figurent.
Cette livraison a précédé un copieux coffret, Tracks II : The Lost Albums, qui devrait occuper les fans cet été. Il renferme 83 chansons, dont 74 n’apparaissaient pas dans la discographie officielle. Sa numérotation indique qu’il fait suite à un projet de 1998, étalé entre les maquettes qu’un inconnu présenta lors de son audition pour la firme new-yorkaise Columbia en 1972 et les retrouvailles avec sa formation historique, le E Street Band, en 1995. Il se concentrait sur ce qui est considéré comme un âge d’or, la duodécennie qui court des albums Born to Run (1975) à Tunnel of Love (1987). Ce récit d’une ascension reposait sur l’alchimie en studio d’un groupe autour de son leader, la célébration de la vigueur intacte du rock’n’roll et de la ferveur de la soul.
De solides et belles chansons
Tracks II n’en prend pas tout à fait la suite en couvrant trente-cinq années d’activité musicale, de 1983 à 2018. Et il en est le contrepied, puisque le E Street Band n’apparaît que dans le dernier volume, Perfect World, le seul ne se rattachant pas à une période précise ni à la conception d’un album. A défaut de surprises, on trouvera dans celui-ci de solides et belles chansons : le boogie blues d’Idiot’s Delight et un Another Thin Line sous tension dans la première catégorie, le country rock à la Neil Young de Blind Man et la prière magnifiquement chantée d’If I Could Only Be Your Lover dans la seconde.
Springsteen a donc donné un titre à chacun des sept chapitres. Ils ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique, mais si thématiques que cinq d’entre eux forment ce que l’on nomme un « album perdu » – cet objet de fantasme chez les admirateurs. Pour comprendre comment le songwriter a pu être à la fois si prodigue et si gaspilleur, il faut remonter à l’album Nebraska (1982), enregistré en solitaire avec voix, guitares, mandoline, harmonica et tambourin. La rupture esthétique avec l’effusion collective précédente est si profonde que ce moment, le plus sombre de l’existence de Springsteen, a fourni matière au biopic Deliver Me From Nowhere, de Scott Cooper, dont la sortie est prévue à l’automne.
Inspiré par Woody Guthrie, la country de Hank Williams et le rockabilly électronique du duo Suicide, ce perfectionniste éternellement insatisfait s’était contenté d’une épure, des maquettes réalisées sur les quatre pistes d’un magnétophone à bandes. La suite est connue : ce sera par contraste le triomphe planétaire de Born in the U.S.A. en 1984, caisse claire énorme, synthétiseurs et clips vidéo. Mais l’avènement du home studio n’en a pas moins transformé radicalement la manière d’écrire, d’enregistrer et même de finaliser des chansons. Les collaborateurs les plus précieux de Springsteen deviennent l’ingénieur du son Toby Scott, qui lui aménage un studio de huit pistes (multipliées ensuite par deux, puis trois) lorsque le natif du New Jersey migre à Los Angeles en 1983, et son technicien guitares Mike Batlan, le même qui avait appuyé sur le bouton « Record » pour Nebraska.
Rupture méthodologique
Dorénavant, Springsteen travaillera, selon son expression, sur des « maquettes augmentées ». Ce qui donne, pour commencer, celles contenues dans L.A. Garage Sessions’83, dont seul My Hometown (dans une version guillerette avec voix mal placée) sera retenu pour Born in the U.S.A. Le reste partant un peu dans toutes les directions, hommage à Buddy Holly (le charmant Little Girl Like You), rock’n’roll déglingué (One Love), somptueuse ballade appalachienne (Richfield Whistle) et évasion irlandaise (Unsatisfied Heart). Les ombres de Nebraska planent encore sur Fugitive’s Dream, sublimement désolé, et The Klansman (le narrateur est un gamin dont père et frère sont recrutés par le Ku Klux Klan), envahis par des synthétiseurs sinistres.
Cette autonomie offre la possibilité de chercher, expérimenter, parfois se perdre. Une liberté que le musicien va exploiter dans la décennie 1990, alors qu’il a congédié le E Street Band. Elle s’ouvre par ce qui est généralement considéré comme son pire album, le clinquant Human Touch (1992), doublé d’un jumeau plus aimable, Lucky Town. Il n’y aura ensuite que The Ghost of Tom Joad (1995), pendant Côte ouest de Nebraska.
On a longtemps cru que Springsteen s’était laissé gagner par la paresse professionnelle pour profiter de la vie de famille. Erreur : le « Boss » bosse, ce qu’attestent les sessions de 1994 dans la foulée du hit Streets of Philadelphia – écrit pour Philadelphia, le film de Jonathan Demme – couronné aux Oscars, aux Golden Globes et aux Grammy Awards. Son beat, marque d’un intérêt pour le hip-hop californien, provoque une rupture méthodologique : les boucles rythmiques et les synthétiseurs (les incontournables Korg M1 et Yamaha DX7) serviront à composer, quand auparavant c’était la guitare.
Une stupéfiante originalité
Les musiciens de la précédente tournée (le bassiste Tommy Sims, le batteur Zack Alford et le guitariste Shane Fontayne) ajouteront partiellement leurs instruments. Le résultat est d’une stupéfiante originalité. Les dix titres devaient être mixés pour une sortie à la fin de l’année 1994, repoussée au printemps 1995, puis abandonnée après la réunion en studio du E Street Band pour les besoins en inédits d’un Greatest Hits – dont on se serait volontiers passé.
Ces chansons immensément pessimistes – Maybe I Don’t Know You, Waiting on the End of the World, One Beautiful Morning et The Farewell Party – auraient mérité un meilleur sort. Dans le livret du coffret, Springsteen affirme qu’il venait de publier trois albums autour des déboires sentimentaux et n’allait pas en ajouter un quatrième. Annoncé mélodiquement par le joyau Something in the Well, The Ghost of Tom Joad reviendra aux thèmes sociaux.
Ce qui mène aux formidables séances country de Somewhere North of Nashville, au printemps 1995, qui eurent lieu non dans la capitale de cette musique, mais dans une maison-studio de Beverly Hills. Furent conviés sa femme (la chanteuse Patti Scialfa), deux membres du E Street Band (le claviériste Danny Federici et le bassiste Garry Tallent), une qui allait le devenir, la violoniste Soozie Tyrell, le batteur Gary Mallaber et un as de la pedal steel, Marty Rifkin. Pour le pur plaisir de jouer du honky tonk avec un piano de bastringue, complaintes alcoolisées comprises (Poor Side of Town, You’re Gonna Miss Me When I’m Gone, au timbre brisé jusqu’au sanglot).
Retour aux sources du folk
Springsteen se distrayait dans l’après-midi, avant d’enregistrer en soirée The Ghost of Tom Joad, un retour aux sources du folk qui stimula sa créativité, puisqu’il aurait pu être suivi d’un Inyo (le nom est celui d’un comté qu’il traversa souvent à moto) dans la même veine, enregistré en 1996 et 1997. A l’exception d’un Indian Town consacré à la nation navajo, les personnages sont souvent des immigrants mexicains. L’histoire de leur peuple est évoquée dans The Aztec Dance ou Adelita, à travers la guerre américano-mexicaine (1846-1848). Dans Ciudad Juarez, c’est la sinistre réputation de cette ville située en face d’El Paso (Texas), sur l’autre rive du Rio Grande (« Les drogues s’écoulent vers le nord/A travers le fleuve les armes s’écoulent vers le sud »). La romance de The Lost Charro convoquera le souvenir du confrère Willy DeVille, mort en 2009. Lié à un ranchero mexicain qui travaillait dans la propriété du chanteur, un orchestre mariachi est venu jouer avec trompettes, violons et harpe. Exhumer cette rencontre n’est évidemment pas anodin quand on connaît la teneur du discours de Donald Trump sur les Mexicains.
Le reste paraîtra plus anecdotique. Faithless (2005-2006), bande originale d’un « western spirituel » qui n’a jamais abouti, vaut pour ses élans gospels (My Master’s Hand, God Sent You) et une imitation très convaincante de Tom Waits (All God’s Children). Twilight Hours (2010-2011) est, en revanche, plus embarrassant, qui confirme que Springsteen possède un talent autre que celui de Jimmy Webb, Brian Wilson ou Burt Bacharach. Ses efforts de sophistication pop avec arrangements en Technicolor semblent vains, sinon catastrophiques (la bossa-nova avec trompette bouchée de Follow the Sun). Pas de quoi gâcher le festin qu’est Tracks II.
Article du Monde (auteur Bruno Lesprit).
Le « pruneau desséché », ainsi que l’a qualifié Donald Trump dans un langage peu digne d’un président des Etats-Unis, ne se laisse pas intimider. A 75 ans, Bruce Springsteen est un des rares artistes américains, avec son ami Robert de Niro, à tonner contre l’administration en place, dénoncée comme « corrompue, incompétente et perfide ». Ce qu’il répète à chaque étape de sa tournée européenne qui doit se conclure le 3 juillet à Milan. En dénonçant les attaques contre la liberté d’expression et les travailleurs, les universités et les migrants, ou l’abandon de « nos grands alliés » au profit des « dictateurs ».
Au « Make America great again » (« rendre à l’Amérique sa grandeur ») trumpiste, le démocrate, proche de Barack Obama, oppose Land of Hope and Dreams, un pays d’espoir et de rêves tourné vers l’autre. Comme l’était This Land is Your Land, la chanson que le folksinger Woody Guthrie écrivit en 1940 en réaction au God Bless America, d’Irving Berlin. Chanté depuis la fin des années 1990, inspiré par le People Get Ready (1965) des Impressions, un des hymnes du Mouvement pour les droits civiques, Land of Hope and Dreams a baptisé l’actuelle tournée et un mini-album de quatre titres captés live le 14 mai à Manchester. Springsteen assume et signe, puisque ses diatribes contre le locataire de la Maison Blanche y figurent.
Cette livraison a précédé un copieux coffret, Tracks II : The Lost Albums, qui devrait occuper les fans cet été. Il renferme 83 chansons, dont 74 n’apparaissaient pas dans la discographie officielle. Sa numérotation indique qu’il fait suite à un projet de 1998, étalé entre les maquettes qu’un inconnu présenta lors de son audition pour la firme new-yorkaise Columbia en 1972 et les retrouvailles avec sa formation historique, le E Street Band, en 1995. Il se concentrait sur ce qui est considéré comme un âge d’or, la duodécennie qui court des albums Born to Run (1975) à Tunnel of Love (1987). Ce récit d’une ascension reposait sur l’alchimie en studio d’un groupe autour de son leader, la célébration de la vigueur intacte du rock’n’roll et de la ferveur de la soul.
De solides et belles chansons
Tracks II n’en prend pas tout à fait la suite en couvrant trente-cinq années d’activité musicale, de 1983 à 2018. Et il en est le contrepied, puisque le E Street Band n’apparaît que dans le dernier volume, Perfect World, le seul ne se rattachant pas à une période précise ni à la conception d’un album. A défaut de surprises, on trouvera dans celui-ci de solides et belles chansons : le boogie blues d’Idiot’s Delight et un Another Thin Line sous tension dans la première catégorie, le country rock à la Neil Young de Blind Man et la prière magnifiquement chantée d’If I Could Only Be Your Lover dans la seconde.
Springsteen a donc donné un titre à chacun des sept chapitres. Ils ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique, mais si thématiques que cinq d’entre eux forment ce que l’on nomme un « album perdu » – cet objet de fantasme chez les admirateurs. Pour comprendre comment le songwriter a pu être à la fois si prodigue et si gaspilleur, il faut remonter à l’album Nebraska (1982), enregistré en solitaire avec voix, guitares, mandoline, harmonica et tambourin. La rupture esthétique avec l’effusion collective précédente est si profonde que ce moment, le plus sombre de l’existence de Springsteen, a fourni matière au biopic Deliver Me From Nowhere, de Scott Cooper, dont la sortie est prévue à l’automne.
Inspiré par Woody Guthrie, la country de Hank Williams et le rockabilly électronique du duo Suicide, ce perfectionniste éternellement insatisfait s’était contenté d’une épure, des maquettes réalisées sur les quatre pistes d’un magnétophone à bandes. La suite est connue : ce sera par contraste le triomphe planétaire de Born in the U.S.A. en 1984, caisse claire énorme, synthétiseurs et clips vidéo. Mais l’avènement du home studio n’en a pas moins transformé radicalement la manière d’écrire, d’enregistrer et même de finaliser des chansons. Les collaborateurs les plus précieux de Springsteen deviennent l’ingénieur du son Toby Scott, qui lui aménage un studio de huit pistes (multipliées ensuite par deux, puis trois) lorsque le natif du New Jersey migre à Los Angeles en 1983, et son technicien guitares Mike Batlan, le même qui avait appuyé sur le bouton « Record » pour Nebraska.
Rupture méthodologique
Dorénavant, Springsteen travaillera, selon son expression, sur des « maquettes augmentées ». Ce qui donne, pour commencer, celles contenues dans L.A. Garage Sessions’83, dont seul My Hometown (dans une version guillerette avec voix mal placée) sera retenu pour Born in the U.S.A. Le reste partant un peu dans toutes les directions, hommage à Buddy Holly (le charmant Little Girl Like You), rock’n’roll déglingué (One Love), somptueuse ballade appalachienne (Richfield Whistle) et évasion irlandaise (Unsatisfied Heart). Les ombres de Nebraska planent encore sur Fugitive’s Dream, sublimement désolé, et The Klansman (le narrateur est un gamin dont père et frère sont recrutés par le Ku Klux Klan), envahis par des synthétiseurs sinistres.
Cette autonomie offre la possibilité de chercher, expérimenter, parfois se perdre. Une liberté que le musicien va exploiter dans la décennie 1990, alors qu’il a congédié le E Street Band. Elle s’ouvre par ce qui est généralement considéré comme son pire album, le clinquant Human Touch (1992), doublé d’un jumeau plus aimable, Lucky Town. Il n’y aura ensuite que The Ghost of Tom Joad (1995), pendant Côte ouest de Nebraska.
On a longtemps cru que Springsteen s’était laissé gagner par la paresse professionnelle pour profiter de la vie de famille. Erreur : le « Boss » bosse, ce qu’attestent les sessions de 1994 dans la foulée du hit Streets of Philadelphia – écrit pour Philadelphia, le film de Jonathan Demme – couronné aux Oscars, aux Golden Globes et aux Grammy Awards. Son beat, marque d’un intérêt pour le hip-hop californien, provoque une rupture méthodologique : les boucles rythmiques et les synthétiseurs (les incontournables Korg M1 et Yamaha DX7) serviront à composer, quand auparavant c’était la guitare.
Une stupéfiante originalité
Les musiciens de la précédente tournée (le bassiste Tommy Sims, le batteur Zack Alford et le guitariste Shane Fontayne) ajouteront partiellement leurs instruments. Le résultat est d’une stupéfiante originalité. Les dix titres devaient être mixés pour une sortie à la fin de l’année 1994, repoussée au printemps 1995, puis abandonnée après la réunion en studio du E Street Band pour les besoins en inédits d’un Greatest Hits – dont on se serait volontiers passé.
Ces chansons immensément pessimistes – Maybe I Don’t Know You, Waiting on the End of the World, One Beautiful Morning et The Farewell Party – auraient mérité un meilleur sort. Dans le livret du coffret, Springsteen affirme qu’il venait de publier trois albums autour des déboires sentimentaux et n’allait pas en ajouter un quatrième. Annoncé mélodiquement par le joyau Something in the Well, The Ghost of Tom Joad reviendra aux thèmes sociaux.
Ce qui mène aux formidables séances country de Somewhere North of Nashville, au printemps 1995, qui eurent lieu non dans la capitale de cette musique, mais dans une maison-studio de Beverly Hills. Furent conviés sa femme (la chanteuse Patti Scialfa), deux membres du E Street Band (le claviériste Danny Federici et le bassiste Garry Tallent), une qui allait le devenir, la violoniste Soozie Tyrell, le batteur Gary Mallaber et un as de la pedal steel, Marty Rifkin. Pour le pur plaisir de jouer du honky tonk avec un piano de bastringue, complaintes alcoolisées comprises (Poor Side of Town, You’re Gonna Miss Me When I’m Gone, au timbre brisé jusqu’au sanglot).
Retour aux sources du folk
Springsteen se distrayait dans l’après-midi, avant d’enregistrer en soirée The Ghost of Tom Joad, un retour aux sources du folk qui stimula sa créativité, puisqu’il aurait pu être suivi d’un Inyo (le nom est celui d’un comté qu’il traversa souvent à moto) dans la même veine, enregistré en 1996 et 1997. A l’exception d’un Indian Town consacré à la nation navajo, les personnages sont souvent des immigrants mexicains. L’histoire de leur peuple est évoquée dans The Aztec Dance ou Adelita, à travers la guerre américano-mexicaine (1846-1848). Dans Ciudad Juarez, c’est la sinistre réputation de cette ville située en face d’El Paso (Texas), sur l’autre rive du Rio Grande (« Les drogues s’écoulent vers le nord/A travers le fleuve les armes s’écoulent vers le sud »). La romance de The Lost Charro convoquera le souvenir du confrère Willy DeVille, mort en 2009. Lié à un ranchero mexicain qui travaillait dans la propriété du chanteur, un orchestre mariachi est venu jouer avec trompettes, violons et harpe. Exhumer cette rencontre n’est évidemment pas anodin quand on connaît la teneur du discours de Donald Trump sur les Mexicains.
Le reste paraîtra plus anecdotique. Faithless (2005-2006), bande originale d’un « western spirituel » qui n’a jamais abouti, vaut pour ses élans gospels (My Master’s Hand, God Sent You) et une imitation très convaincante de Tom Waits (All God’s Children). Twilight Hours (2010-2011) est, en revanche, plus embarrassant, qui confirme que Springsteen possède un talent autre que celui de Jimmy Webb, Brian Wilson ou Burt Bacharach. Ses efforts de sophistication pop avec arrangements en Technicolor semblent vains, sinon catastrophiques (la bossa-nova avec trompette bouchée de Follow the Sun). Pas de quoi gâcher le festin qu’est Tracks II.
Citation de arizojp le 28 juin 2025, 0 h 24 minAsbury Park Press : https://eu.app.com/story/entertainment/music/2025/06/27/bruce-springsteen-tracks-ii-the-lost-albums-ron-aniello/84388866007/
Los Angeles Times : https://www.latimes.com/entertainment-arts/music/story/2025-06-27/bruce-springsteen-tracks-ii-lost-albums-california-trump
The Washington Post : https://www.washingtonpost.com/entertainment/music/2025/06/27/bruce-springsteen-tracks-ii-lost-albums-review/
Esquire : https://www.esquire.com/entertainment/music/a65212749/bruce-springsteen-tracks-ii-review/
The Guardian : https://www.theguardian.com/music/2025/jun/27/i-hate-the-arrangements-two-bruce-superfans-dissect-springsteens-lavish-lost-albums-box-set
Music OMH : https://www.musicomh.com/features/spotlights/bruce-springsteens-tracks-ii-the-lost-albums-a-counterfactual-history-down-roads-never-travelled
Asbury Park Press : https://eu.app.com/story/entertainment/music/2025/06/27/bruce-springsteen-tracks-ii-the-lost-albums-ron-aniello/84388866007/
Los Angeles Times : https://www.latimes.com/entertainment-arts/music/story/2025-06-27/bruce-springsteen-tracks-ii-lost-albums-california-trump
The Washington Post : https://www.washingtonpost.com/entertainment/music/2025/06/27/bruce-springsteen-tracks-ii-lost-albums-review/
Esquire : https://www.esquire.com/entertainment/music/a65212749/bruce-springsteen-tracks-ii-review/
Citation de Malpaso25 le 28 juin 2025, 10 h 58 minMerci pour toutes critiques/revues de presse !
Reçu mon coffret tôt et de bonne humeur ce matin °_°
Beau packaging bien que assez volumineux et un peu long d'accès pour accèder aux cds .... Question existencielle durant 10 mn pour savoir si je devais décoller ou couper le bandeau rouge qui scelle le coffret ! lol
Le bouquin a l'air sympa avec pleines de petites surprises glissées entre les pages.
Les cds sont chouettes format digipack avec livrets / paroles interieurs.
D'ailleurs , il y a fort à parier que ces cds vont apparaitre en vente à l'unité dans les mois à venir, vous ne pensez pas ?
J'imagine que le coffret en format vinyle doit être encore plus sympa .
enfin le nec plus ultra : même l'emballage carton du coffret est collector !! lol Ce sera impossible pour moi de le jeter !
Plus qu'à déguster...l'été s'annonce bien !
Merci pour toutes critiques/revues de presse !
Reçu mon coffret tôt et de bonne humeur ce matin °_°
Beau packaging bien que assez volumineux et un peu long d'accès pour accèder aux cds .... Question existencielle durant 10 mn pour savoir si je devais décoller ou couper le bandeau rouge qui scelle le coffret ! lol
Le bouquin a l'air sympa avec pleines de petites surprises glissées entre les pages.
Les cds sont chouettes format digipack avec livrets / paroles interieurs.
D'ailleurs , il y a fort à parier que ces cds vont apparaitre en vente à l'unité dans les mois à venir, vous ne pensez pas ?
J'imagine que le coffret en format vinyle doit être encore plus sympa .
enfin le nec plus ultra : même l'emballage carton du coffret est collector !! lol Ce sera impossible pour moi de le jeter !
Plus qu'à déguster...l'été s'annonce bien !
Citation de Benoit le 28 juin 2025, 11 h 45 minCitation de Malpaso25 le 28 juin 2025, 10 h 58 minMerci pour toutes critiques/revues de presse !
Reçu mon coffret tôt et de bonne humeur ce matin °_°
Beau packaging bien que assez volumineux et un peu long d'accès pour accèder aux cds .... Question existencielle durant 10 mn pour savoir si je devais décoller ou couper le bandeau rouge qui scelle le coffret ! lol
Le bouquin a l'air sympa avec pleines de petites surprises glissées entre les pages.
Les cds sont chouettes format digipack avec livrets / paroles interieurs.
D'ailleurs , il y a fort à parier que ces cds vont apparaitre en vente à l'unité dans les mois à venir, vous ne pensez pas ?
J'imagine que le coffret en format vinyle doit être encore plus sympa .
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Plus qu'à déguster...l'été s'annonce bien !
Je vois qu'on a eu la même hésitation pour le ruban... Perso j'ai décollé les 2 parties qui fermaient et les ai recollées sur la boite supérieure. Quelle aventure !
C'est vrai que le carton d'emballage est sympa, je pense le garder aussi.
Pour l'instant j'ai écouté la face A de '83 et le son est excellent. Affaire à suivre mais quel plaisir de découvrir tout ça.
Citation de Malpaso25 le 28 juin 2025, 10 h 58 minMerci pour toutes critiques/revues de presse !
Reçu mon coffret tôt et de bonne humeur ce matin °_°
Beau packaging bien que assez volumineux et un peu long d'accès pour accèder aux cds .... Question existencielle durant 10 mn pour savoir si je devais décoller ou couper le bandeau rouge qui scelle le coffret ! lol
Le bouquin a l'air sympa avec pleines de petites surprises glissées entre les pages.
Les cds sont chouettes format digipack avec livrets / paroles interieurs.
D'ailleurs , il y a fort à parier que ces cds vont apparaitre en vente à l'unité dans les mois à venir, vous ne pensez pas ?
J'imagine que le coffret en format vinyle doit être encore plus sympa .
enfin le nec plus ultra : même l'emballage carton du coffret est collector !! lol Ce sera impossible pour moi de le jeter !
Plus qu'à déguster...l'été s'annonce bien !
Je vois qu'on a eu la même hésitation pour le ruban... Perso j'ai décollé les 2 parties qui fermaient et les ai recollées sur la boite supérieure. Quelle aventure !
C'est vrai que le carton d'emballage est sympa, je pense le garder aussi.
Pour l'instant j'ai écouté la face A de '83 et le son est excellent. Affaire à suivre mais quel plaisir de découvrir tout ça.
Citation de Ocean le 28 juin 2025, 11 h 51 minBel objet. Massif, j'ai eu un peu peur quand à la fnac on m'a donné ma précommande. Le carton du coffret était lui même dans un autre carton, cela pèse son poids quand on le ramène en transport en commun ;).
Le livre est superbe, il y a vraiment de quoi lire. Je suis ravi que les disques soient en format digipack avec des livrets complets. Ils vont rejoindre directement mon meuble à disques.
Bel objet. Massif, j'ai eu un peu peur quand à la fnac on m'a donné ma précommande. Le carton du coffret était lui même dans un autre carton, cela pèse son poids quand on le ramène en transport en commun ;).
Le livre est superbe, il y a vraiment de quoi lire. Je suis ravi que les disques soient en format digipack avec des livrets complets. Ils vont rejoindre directement mon meuble à disques.
