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Marseille, 31 mai 2025
Citation de Fabrice le 3 juin 2025, 21 h 50 minCool.
https://www.laprovence.com/article/region/3766041423663214/lincroyable-soiree-des-pupilles-de-sapeurs-pompiers-avec-bruce-springsteen-au-velodrome
Cool.
Citation de Marc le 3 juin 2025, 22 h 09 minCitation de Fabrice le 3 juin 2025, 21 h 50 minCool.
https://www.laprovence.com/article/region/3766041423663214/lincroyable-soiree-des-pupilles-de-sapeurs-pompiers-avec-bruce-springsteen-au-velodrome
Rien d’autre à dire que : La Grande Classe 👏👏
Citation de Fabrice le 3 juin 2025, 21 h 50 minCool.
Rien d’autre à dire que : La Grande Classe 👏👏
Citation de Kyle William le 4 juin 2025, 1 h 40 minD’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
D’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
Citation de brewster le 4 juin 2025, 6 h 43 minBon résumer du ressenti personnel après Lille 1, voulant croire à l’enthousiasme des témoins de Lille 2 peut être de Marseille, mais les images n’ont pas réussi à me convaincre. Pour autant comme tu le conclus également fort justement, pour ma part il y a comme une course en avant, un soutien au bonhomme, indéfectible, et j’ai déjà pre acheté le coffret version vinyle et également la version compile double vinyle (un peu n’importe quoi sur le papier…) et je ne sais pas trop pourquoi, promis d’y retourner aux USA si une autre fournée de concerts s’annonçait quelque soit le projet ou le nouveau chapitre mais cette fois pas pour y rechercher un nouvel énergie sur Badlands ….presque comme une communion un truc mystique.
Bon résumer du ressenti personnel après Lille 1, voulant croire à l’enthousiasme des témoins de Lille 2 peut être de Marseille, mais les images n’ont pas réussi à me convaincre. Pour autant comme tu le conclus également fort justement, pour ma part il y a comme une course en avant, un soutien au bonhomme, indéfectible, et j’ai déjà pre acheté le coffret version vinyle et également la version compile double vinyle (un peu n’importe quoi sur le papier…) et je ne sais pas trop pourquoi, promis d’y retourner aux USA si une autre fournée de concerts s’annonçait quelque soit le projet ou le nouveau chapitre mais cette fois pas pour y rechercher un nouvel énergie sur Badlands ….presque comme une communion un truc mystique.
Citation de brewster le 4 juin 2025, 6 h 49 minJe rajouterai avec l’œil du soignant que Springsteen souffre d’un syndrome parkinsonien, un peu comme Biden….c'est comme Mohamed Ali qui ne pouvait plus danser sur le ring, une antinomie, un coup du sort. Mais en disant cela c’est pas l’enterrer ou être oiseau de mauvais augure, c'est poursuivre l’aventure sous une autre forme, l’accepter mais continuer….till the end, till the end.
Je rajouterai avec l’œil du soignant que Springsteen souffre d’un syndrome parkinsonien, un peu comme Biden….c'est comme Mohamed Ali qui ne pouvait plus danser sur le ring, une antinomie, un coup du sort. Mais en disant cela c’est pas l’enterrer ou être oiseau de mauvais augure, c'est poursuivre l’aventure sous une autre forme, l’accepter mais continuer….till the end, till the end.
Citation de Yann42 le 4 juin 2025, 7 h 42 minCitation de Kyle William le 4 juin 2025, 1 h 40 minD’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
Je partage aussi une bonne partie de ton ressenti. Les quelques mois passés depuis cet automne semble avoir eu un gros impact sur le bonhomme. Au delà du fait qu'il est très statique et semble avoir quelques "difficultés" à s'engager physiquement, je trouve que c'est voix qui a pris un coup. Bien sûr, depuis 2023, on savait déjà que la puissance qui était encore présente en 2016 et surtout en 2012 s'était amoindrie (born in the usa n'est plus de son âge ! :-)) mais la parfois c'est très délicat et il chante faux : youngtsown était très compliqué à Marseille, moins à Lille 2 par exemple, because the night très fragile, etc, heureusement ce n'est que sur certaines chanson mais c'est perturbant car ça n'était pas habituel. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que les chansons ne varient pas trop, il ne prend pas de risque et joue la sécurité.
Citation de Kyle William le 4 juin 2025, 1 h 40 minD’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
Je partage aussi une bonne partie de ton ressenti. Les quelques mois passés depuis cet automne semble avoir eu un gros impact sur le bonhomme. Au delà du fait qu'il est très statique et semble avoir quelques "difficultés" à s'engager physiquement, je trouve que c'est voix qui a pris un coup. Bien sûr, depuis 2023, on savait déjà que la puissance qui était encore présente en 2016 et surtout en 2012 s'était amoindrie (born in the usa n'est plus de son âge ! :-)) mais la parfois c'est très délicat et il chante faux : youngtsown était très compliqué à Marseille, moins à Lille 2 par exemple, because the night très fragile, etc, heureusement ce n'est que sur certaines chanson mais c'est perturbant car ça n'était pas habituel. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que les chansons ne varient pas trop, il ne prend pas de risque et joue la sécurité.
Citation de gwenrub le 4 juin 2025, 7 h 51 minNous sommes bien sur des ressentis car pour moi , le born in the usa a été d'une intensité incroyable (sans doute la meilleure version que j'ai entendu depuis 1992 - date de mon premier concert)
Nous sommes bien sur des ressentis car pour moi , le born in the usa a été d'une intensité incroyable (sans doute la meilleure version que j'ai entendu depuis 1992 - date de mon premier concert)
Citation de albop le 4 juin 2025, 8 h 25 minCitation de Yann42 le 4 juin 2025, 7 h 42 minCitation de Kyle William le 4 juin 2025, 1 h 40 minD’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
Je partage aussi une bonne partie de ton ressenti. Les quelques mois passés depuis cet automne semble avoir eu un gros impact sur le bonhomme. Au delà du fait qu'il est très statique et semble avoir quelques "difficultés" à s'engager physiquement, je trouve que c'est voix qui a pris un coup. Bien sûr, depuis 2023, on savait déjà que puissance qui était encore présente en 2016 et surtout en 2012 s'était amoindrie (born in thebusa n'est plus de son âge ! :-)) mais la parfois c'est très délicat et il chante faux : youngtsown était très compliqué à Marseille, moins à Lille 2 par exemple, because the night très fragile, etc, heureusement ce n'est que sur certaines chanson mais c'est perturbant car ça n'était pas habituel. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que les chansons ne varient pas trop, il ne prend pas de risque et joue la sécurité.
Pour ce qui concerne sa voix, je vous invite à réécouter Hyde Park 2009 : https://www.youtube.com/watch?v=a_8ciWn4ki0. Sa voix est cassée dès le début du concert et je l'ai trouvée bien plus agréable, même si elle est moins puissante et parfois un peu fausse, à Marseille. On a souvent tendance à idéaliser le passé. J'ai souvenir de concerts de 2008 ou 2009, par exemple, où sa voix était pire qu'à Marseille.
Le fait de moins bouger, ce qui est indéniable, a un effet plutôt bénéfique sur sa voix (celle d'un artiste qui a 75 ans !). C'est la même chose pour Mick Jagger qui bouge moins (mais beaucoup plus que le Boss) et qui chante de façon plus posée et plus précise que dans les années 70, n'en déplaise aux fans hardcores.
Citation de Yann42 le 4 juin 2025, 7 h 42 minCitation de Kyle William le 4 juin 2025, 1 h 40 minD’habitude, je ressors d’un concert de Bruce Springsteen regonflé à bloc, avec l’envie de bouffer la vie, de courir vite, de voyager, de rouler seul en bagnole sans but la nuit, de travailler plus dur et mieux que jamais dans l’activité créative qui est la mienne, de répéter encore une fois avec mon vieux groupe de rock, et de me précipiter sur son album suivant. Là, c’est encore mieux, c’est pas un album qu’il publie dans un mois, c’est 7 d’un coup !
Et pourtant, cette fois, je ressens la même mélancolie après ce concert de Marseille que beaucoup ici, parmi ceux et celles qui le fréquentent depuis longtemps, ont l’air de ressentir aussi. Depuis 3 jours, j’essaye de me l’expliquer.
Et puis oh, c’est tellement simple en fait : Bruce a pris un coup de vieux physiquement cette année. Je trouvais qu’il avait pas mal perdu en mobilité sur scène pendant la longue absence entre 2016 et 2023. Mais ça n’avait rien à voir avec le changement de cette année. Là, il y a un décalage qui s’est créé et qui me met mal à l’aise quand j’y repense. Bruce était le plus énergique des membres du E Street band, et de loin. Ce n’est plus le cas cette année. Alors il y a deux possibilités : un vrai pépin physique dont on ne sait rien mais qu’il a décidé d’affronter sur scène malgré tout, car il n’était pas question d’annuler ces dates une deuxième année consécutive. Ou bien, le coup de vieux normal qui rattrape tout le monde à un moment donné, et souvent entre 70 et 80 ans… Ce qui m’a rendu triste samedi, c’est que j’ai l’impression qu’il en est conscient : il ne peut plus arpenter la scène comme avant, il s’éclate visiblement moins, et je l’ai vu arborer un petit sourire un peu résigné et mélancolique presque toute la soirée.
Je dis bien presque parce que ça ne résume pas tout le concert : c’est seulement criant sur les morceaux classiques, les hits, les rituels avec le E-Street band : Bruce n’a pas l’air très heureux de jouer ces trucs-là en devant changer d’attitude, désormais presque figé, se contenant d’osciller entre Max, Steve et le micro. 75 ans, c’est un peu tard pour commencer une carrière de shoegazer à la Oasis. Eux n’auront aucun problème à rester immobiles sur scène à 75 ans, ils l’ont toujours fait… Mais Bruce Springsteen, c’est (ou c’était) autre chose. Pourtant, sa photogénie est intacte, il suffit de voir les images des concerts : même peu mobile, il est toujours aussi charismatique (et bien looké). Mais, là, par moments, j’avais tout simplement l’impression qu’il n’était pas vraiment dedans, plus aussi impliqué, moins dans l'intention, ou comme s’il cherchait en vain une autre façon d’être sur scène, alors que le reste du groupe, lui, joue toujours à fond la caisse…
Cette impression disparait par contre, dès qu’il aborde la partie « nouvelle » de cette tournée, même s’il n’y a aucun nouveau morceau à proprement parler. Là, sur tous les morceaux ouvertement politiques et placés là pour dézinguer Trump, et idem pendant les speechs, là on ne joue plus à être Bruce Springsteen, on l’est vraiment, mais celui de 2025, le boss de son époque, avec un truc à dire de maintenant (que le public a le droit d’approuver ou pas, c’est une autre histoire), et une attitude parfaitement en accord : et aussi une implication beaucoup plus nette de sa part sur ces morceaux-là, y compris vocalement : LOHAD, Youngstown, Long Walk Home, City Of Ruins etc. Là on commence peut-être à voir ce que sera Springsteen dans les années qui lui restent, et peut-être que c’est bien la formule E Street Band électrique et rock’n’roll galopant qui est mal barrée désormais… ce serait quand même ballot que Nils Lofgren (qui a lui-même 73 ans aux fraises) lui pique la lumière en gambadant mieux que lui sur scène… ça n’irait pas, déjà parce que Bruce a aussi son orgueil à défendre et parce que esthétiquement et historiquement, le groupe doit rester derrière lui.
Donc, de toute façon, il y aura un « après cette tournée » (qui rappelons-le n’aurait pas dû avoir lieu, et encore moins en Europe après la réélection de Trump !). A Bruce maintenant de nous bluffer encore, et de nous montrer qu’après le Bruce Springsteen qu’on a tant aimé, il y a encore un Bruce Springsteen… s’il le peut, et s’il en a envie, car après tout, il fera ce qu’il voudra !
En attendant, il sort 7 albums le 27 juin, soit d’un seul coup autant de musique que les 7 albums historiques de la période 73-84 ! Ce mec est quand même assez unique.
Je partage aussi une bonne partie de ton ressenti. Les quelques mois passés depuis cet automne semble avoir eu un gros impact sur le bonhomme. Au delà du fait qu'il est très statique et semble avoir quelques "difficultés" à s'engager physiquement, je trouve que c'est voix qui a pris un coup. Bien sûr, depuis 2023, on savait déjà que puissance qui était encore présente en 2016 et surtout en 2012 s'était amoindrie (born in thebusa n'est plus de son âge ! :-)) mais la parfois c'est très délicat et il chante faux : youngtsown était très compliqué à Marseille, moins à Lille 2 par exemple, because the night très fragile, etc, heureusement ce n'est que sur certaines chanson mais c'est perturbant car ça n'était pas habituel. Je pense d'ailleurs que c'est pour cette raison que les chansons ne varient pas trop, il ne prend pas de risque et joue la sécurité.
Pour ce qui concerne sa voix, je vous invite à réécouter Hyde Park 2009 : https://www.youtube.com/watch?v=a_8ciWn4ki0. Sa voix est cassée dès le début du concert et je l'ai trouvée bien plus agréable, même si elle est moins puissante et parfois un peu fausse, à Marseille. On a souvent tendance à idéaliser le passé. J'ai souvenir de concerts de 2008 ou 2009, par exemple, où sa voix était pire qu'à Marseille.
Le fait de moins bouger, ce qui est indéniable, a un effet plutôt bénéfique sur sa voix (celle d'un artiste qui a 75 ans !). C'est la même chose pour Mick Jagger qui bouge moins (mais beaucoup plus que le Boss) et qui chante de façon plus posée et plus précise que dans les années 70, n'en déplaise aux fans hardcores.
Citation de Yann42 le 4 juin 2025, 8 h 37 minOui tout à fait, c'est du ressenti.
Pour ce qui me concerne, je trouve qu'il y avait plus de puissance en 2008/2009, avec parfois un côté plus rauque que j'en préfère (mais c'est une question de goût).
Le born in the usa a Marseille était en effet très puissant (mieux qu à Lille).
Par contre, ce que je dis et que je n'avais jamais constaté auparavant c'est le fait qu'aujourd'hui il puisse chanté faux, ca pour moi c'est nouveau, en tout cas à ce point là et encore une fois sur quelques chansons.
Oui tout à fait, c'est du ressenti.
Pour ce qui me concerne, je trouve qu'il y avait plus de puissance en 2008/2009, avec parfois un côté plus rauque que j'en préfère (mais c'est une question de goût).
Le born in the usa a Marseille était en effet très puissant (mieux qu à Lille).
Par contre, ce que je dis et que je n'avais jamais constaté auparavant c'est le fait qu'aujourd'hui il puisse chanté faux, ca pour moi c'est nouveau, en tout cas à ce point là et encore une fois sur quelques chansons.
Citation de Marc le 4 juin 2025, 8 h 54 minCitation de Fabrice le 3 juin 2025, 21 h 50 minCool.
https://www.laprovence.com/article/region/3766041423663214/lincroyable-soiree-des-pupilles-de-sapeurs-pompiers-avec-bruce-springsteen-au-velodrome
En résumé samedi il y a mis le feu mais il n'a pas pour autant oublié ceux qui les éteignent ;o)
Citation de Fabrice le 3 juin 2025, 21 h 50 minCool.
En résumé samedi il y a mis le feu mais il n'a pas pour autant oublié ceux qui les éteignent ;o)
